Archives pour la catégorie Art contemporain

Special Londres (4/4): Jean Jullien

Nous avons à de nombreuses reprises évoqué le travail de Jean Jullien, notamment à l’occasion de ses deux expositions parisiennes en 2009 et 2010 à la Galerie des Arts Graphiques. Son actualité est tellement fournie, que nous ne pouvions pas passer à côté d’une interview pour notre série londonienne. L’occasion de faire un zoom sur ses multiples activités. Artiste, illustrateur, réalisateur, designer, rien ne l’arrête et tout lui sourit. Un coup de coeur qui dure, et la confirmation d’un parcours généreux et sans concessions.

Illustrissimo: Peux-tu nous résumer en quelques mots ton parcours d’illustrateur et de réalisateur ? Jean Jullien: J’ai commencé ma formation par un BTS communication visuelle au lycée Le Paraclet à Quimper où j’ai appris les bases de composition, de typographie et les fondamentaux du graphisme. Je suis ensuite parti à Londres. C’est là que j’ai commencé à travailler professionnellement, en parallèle de mes études.

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« Avatar » © Jean Jullien Illustrissimo: Tu as choisi de t’installer à Londres pour poursuivre tes études au Royal Collège. Quel bilan tires-tu de ces années d’étude dans ce prestigieux établissement ? Jean Jullien: En fait je suis arrivé en 2005 pour étudier à Central Saint Martins, où j’ai obtenu, trois années plus tard, un Bachelor en Graphic Design. C’est alors que j’ai décidé de poursuivre mon cursus avec un Master en Communication Art & Design au Royal College of Art, que j’ai obtenu en 2010.

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« News of the times » © Jean Jullien, Éditions Eugène & Pauline Illustrissimo: Ton travail a été très remarqué depuis deux ans, comment arrives tu à gérer ce succès et à choisir tes clients ? Jean Jullien: Ça n’a pas vraiment changé ma manière de travailler. J’aime avoir plusieurs projets en même temps et j’ai toujours mis un point d’honneur à ne pas me cantonner à une pratique, craignant de me lasser et de toujours produire la même chose. Je conserve mon trait, et certains éléments récurrents de mon travail sont important car ils servent d’identifiant, de style en quelque sorte. Mais il me semble fondamental de jongler entre les supports de création pour créer un ensemble riche en diversité. Le « succès » dont tu parles est donc positif car il m’a permis de travailler sur une pléthore de projets, tous plus différents les uns que les autres: une table (« Table Man »), une ligne de vêtements en Corée (« Plac Jeans by Jean Jullien), une montre (Magazine Les Inrockuptibles), une installation mêlant film d’animation à 360 degrés et musique électronique (« Adventures in Front of the TV Set »),  un village au plafond (« The Village »), etc… Cela me permet également d’élargir mes horizons et de me voir proposer des projets toujours variés. Du coup, je m’amuse autant lorsque je fais une série d’illustrations dites « classique » pour un projet professionnel car je n’ai pas l’impression de le faire souvent. C’est cette dynamique de travail que j’apprécie.

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Affiche Festival « Les Inrocks » © Jean Jullien

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Montre pour les abonnés du magazine « Les Inrockuptibles » © Jean Jullien Illustrissimo: Quelles sont les images que tu considères les plus emblématiques de ton travail, et comment vois tu l’évolution de celui-ci ? Jean Jullien: En terme de popularité, je pense que « Les Fables de la Fontaine » sont assez représentative de ce que je fais, car elle mêle illustration, humour et volume. En ce qui me concerne, et comme je viens de l’expliquer, j’aime à penser que des travaux aussi différents que « Table Man », « The Republic » ou le visuel « Hi » fait pour YCN, représentent bien mon travail et les divers domaines que j’aime explorer.

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« Inflation » © Jean Jullien Illustrissimo: Tu alternes les images en volume et les dessins au trait et tu t’es tourné récemment vers l’animation. Peux-tu nous parler de ton projet avec ton frère, le musicien Niwouinwouin ? Jean Jullien: « Adventures in Front of the TV Set » est une installation qui combine la musique de Niwouinwouin à mes visuels animés, qui sont projetés sur quatre écrans géants. Placé entre ces quatre écrans, le public est immergé dans les aventures épiques de Slim, le héros d’une série de science-fiction, perdu dans un dédale cathodique. Ce dernier se promène d’une chaine de télévision à une autre, passant d’un jeu télévisé à un soap-opera matiné d’une ambiance de conte, en passant par une maison hanté, un documentaire animalier extra-terrestre, etc…

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« Adventures in Front of the TV Set », © Jean Jullien, Niwouinwouin C’est un projet qui représente un travail énorme, ne serait-ce que pour créer le film d’animation, mais également l’orchestration du tout, la création d’un environnement (le tout prend la forme d’une salle hexagonale géante, qui est montée et démontée à chaque fois que l’installation se déplace), la collaboration avec les producteurs, les résidences, etc… Cela illustre parfaitement cette idée de diversité que j’essaie de garder dans mon travail. Aux vidéos, illustrations, sculptures et vêtements, je peux maintenant ajouter « installation audiovisuelle ». Ce projet a également confirmé de manière plus officielle le fonctionnement en binôme avec Niwouinwouin, qui me permet de travailler sur des projets très différents de ceux que je fais seul. Ce fût satisfaisant pour nous d’être sollicité tous les deux, après que nous ayons essayé de communiquer sur notre travail en commun pendant plus d’un an. Cela prouve que c’est une équipe qui marche, et cela ne nous empêche en rien de continuer à travailler chacun de nôtre côté. Enfin, c’était ma première expérience « live », et j’ai découvert avec une joie incroyable la réaction des gens en direct. Niwouinwouin, qui est habitué des concerts, connait bien cette sensation. Mais j’avoue avoir été très ému lorsque j’ai vu les gens rire, sourire, bouger et manifester leur excitation vis-à-vis de ce qui se jouait devant eux.

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« Spread » © Jean Jullien Illustrissimo: « Adventures in Front of the TV Set » tourne actuellement en France et nous avons assez hâte de le voir jouer à Paris ou à Londres. Quel est ton prochain projet et vers quoi souhaites-tu développer ton travail d’ auteur ? Jean Jullien: Je travaille en ce moment sur une nouvelle collection pour la marque coréenne « Plac Jeans ». Je fais l’affiche et la vidéo pour le festival « Electroni-K ». Je prépare un livre interactif pour Gallimard, je continue mon travail pour « Les Inrockuptibles ». Je prépare une exposition à Seoul, Nantes et Rennes. Je viens de finir cinq pages sur mon projet « The Republic » pour la nouvelle revue d’illustration française « The Drawer ». Niwouinwouin et moi travaillons également sur trois clips pour son nouvel opus. Je sors un t-shirt pour les anglais de « It’s Nice That », et prépare une conférence pour le festival Motiva en Espagne. Je travaille avec « Partizan » pour une campagne anglaise pour « Uniqlo » et vais m’occuper de la saison de la fraîchement relancée « Scène Nationale de Montbéliard ». Je m’occupe également du logo pour la collection « Max Jacob » à Quimper. Un livre et des jouets en bois aux éditions « Annaïck Moriceau » et d’autres choses… mais je m’arrêterais là pour aujourd’hui!

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Illustration pour le magazine « Télérama » © Jean Jullien

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© Jean Jullien

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© Jean Jullien La première monographie de Jean Jullien paru en France, est toujours disponible aux Editions Michel Lagarde, soit en envoyant 10 euros (8 euros + 2 euros de frais de port) au 70 rue de la folie-méricourt 75011 Paris, soit en le commandant en ligne sur le site de la librairie nantaise: http://www.librairielindex.com Vous pouvez commander « News of the times » de Jean Jullien, sur le site des Éditions Eugène & Pauline, 14 euros, 50 exemplaires.

Jacques Floret au Salon Chic Dessin

Jacques Floret est représenté par Lezilus pour son travail d’illustrateur. On peut admirer ses dessins de temps en temps à la galerie du jour agnès b. et au Point Éphémère. Une rencontre au salon Chic Dessin, qui s’est tenu à l’Atelier Richelieu du 26 au 29 au mars 2010, me donne une bonne occasion de lui poser deux-trois questions au débotté. Illustrissimo: Qui es-tu Jacques Floret? Jacques Floret: Euh… je ne sais pas. Je n’y pense jamais. Qu’est-ce que je fais? Disons que je dessine, comme beaucoup. Et ça me prend pas mal de temps… Et pour être plus complet, j’aime les musées vides et marcher dans les rues.

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Jacques Floret au Salon du Dessin (© Pierre Antoine) Illustrissimo: Peux-tu nous parler de ta dernière série d’images exposées au Salon Chic Dessin? Jacques Floret: A l’origine, c’est un livre qui s’intitule Oh! le bel été. Il est paru aux Éditions Derrière la salle de bains, fin 2009. Il est quelque chose comme Pierre Louÿs + un mode d’emploi IKEA. Tous les dessins y sont pornographiques. Mais un rectangle rouge cache les sexes. C’est encore mieux. J’aime l’autocensure quand elle est graphique.

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© Jacques Floret Ensuite, Frédérique Magal du Point Ephémère a eu l’idée de confronter, lors du salon, cette série aux nouveaux dessins érotiques de Liberatore. Pour l’occasion, j’ai donc tout redessiné à l’identique, mais en plus grand. Et puis après, eh bien, j’ai dédicacé quelques livres, le bras d’un inconnu et le soutien-gorge d’une jeune fille un peu ivre. C’était le soir du vernissage. C’était facile.

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© Jacques Floret Illustrissimo: Quelle différence fais-tu entre ton travail d’illustrateur pour la commande et d’artiste pour la galerie? Jacques Floret: Eh bien, lorsque je travaille comme illustrateur, je sais que mon dessin a pour finalité d’être reproduit. Et puis, je peux avoir de nombreuses contraintes et je me dois de les respecter. Je dois être efficace. Si on me demande de dessiner le cheval bleu d’Henri IV, je dessine le cheval bleu d’Henri IV.

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© Jacques Floret Tandis que lorsque j’expose dans un lieu d’art, je ne suis pas sûr de savoir de quoi je parle. Par exemple, je décalque souvent des images. Oui, je dessine de manière mécanique, avec un stylo bille 4 couleurs, sur du papier A4, un chien, un enfant, un carré ou etc. Aucune trace de virtuosité. Comme disait Machin, le talent est l’un des moyens les plus sûrs d’échouer. Et puis voilà. Illustrissimo: Voilà quoi? Jacques Floret: Voilà Illustrissimo: Oh, vraiment? Jacques Floret: Oui. (Long silence.) Tu ajouteras peut-être quelque part l’adresse qui permet de commander Oh! le bel été? Illustrissimo: Oui. http://web.me.com/dagoit/derrierelasalledebains/Livres_dimages.html

Winter Show à l’Espace Beaurepaire

Dans la presse, on appelle ça les marronniers. En général, ça parle d’immobilier, des très riches, des franc-maçons ou des nains de jardin. Dans un blog consacré à l’illustration, difficile de faire l’impasse sur le Salon de Montreuil, ou le désormais traditionnel Winter Show organisé par le duo d’Arts Factory.

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Vitrine Expo Arts Factory « Winter Show » Le programme 2010 est des plus alléchants, la partie des classiques s’articule autour de Rocco (qui signe le carton de l’exposition), de Killoffer (qui signe des sérigraphies incroyablement belles) et de Blexbolex (qui lui signe le onzième numéro des cahiers de la collection « Dans la marge »).

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Tirages numériques de Rocco

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Deux sérigraphies de Killoffer

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Les portraits « Dans la Marge » de Blexbolex Coté découverte, les filles de la bande à Laurent et Effi ne sont pas mal non plus. Il faudra désormais compter avec la toulousaine Amandine Urruty, la Suédoise de Paris Anna Karlson, ou encore avec Camille Lavaud et la fidèle Véronique Dorey.

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Le programme complet est sur leur site, il ne vous reste plus qu’à vous rendre dans le Beaurepaire de la rue du même nom avant le 12 décembre. Les deux sérigraphies de Killoffer présentées ici, sont à vendre 180 euros pièce. ll y en a 6 autres à découvrir sur place à des prix tout doux. Exposition du 25 novembre au 12 décembre 2009 Espace beaurepaire – 28 rue beaurepaire 75010 paris Tous les jours 12h30-19h30 – métro : république http://www.artsfactory.net

Dada à la Galerie Jeanne Robillard

La Galerie Jeanne Robillard accompagne la sortie du 150ème numéro de la revue Dada en exposant quelques pépites de Blexbolex, de Marion Tigréat (la série Tati), de Killoffer, etc… L’occasion de saluer à nouveau le travail de cette jeune et enthousiaste galeriste qui défend son dada à elle : l’illustration, que ce soit auprès des bibliothèques et médiathèques avec ses grandes malles rouges qui traversent la France ou auprès des particuliers qui passent par la charmante petite cour de la rue Bichat. La galerie est devenue un rendez-vous devenu indispensable pour les amateurs de beaux originaux où, depuis peu, une place est faite au tirage numérique. Tirés à 3 exemplaires seulement, et pour 250 euros vous pouvez repartir avec un tirage d’art de Blexbolex, que l’on vous enviera quand il sera dans les musées!

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Vue de l’exposition

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Tirage d’art de Blexbolex

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Travaux de Marion Tigréat Galerie Jeanne Robillard 11, rue Bichat – 75010 Paris Tèl: 09.50.46.38.00 Pour fêter le 150ème numéro de la Revue Dada, exposition d’illustrations originales, de tirages d’art, de mobiles et de constructions de 15 illustrateurs: Baptiste Alchourroun, Benjamin Bachelier, Michel Backès, Laurent Bazart, Blexbolex, Betty Bone, Antoine Fournier, Louise Heugel, Killoffer, Stéphane Lacroix, Raphaële Lennoz, Olivier Morel, Franck Omer, Sylvie Seprix, Marion Tigréat. Du 23 septembre au 24 octobre 2009, les mercredis et samedis de 10h à 18h http://www.jeannerobillard.com/

Exposition Michel Quarez à la Bibliothèque Forney

Depuis quelques jours, de mystérieuses affiches s’étalent tout le long du canal Saint Martin, à Paris. 

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Sans message, ces affiches annoncent pourtant la présence de Michel Quarez à la Bibliothèque Forney, spécialisée dans les expositions rétrospectives des affichistes depuis une vingtaine d’années. Lundi 21 septembre dernier, une foule compacte se pressait au vernissage de l’exposition d’un des derniers grands affichistes en activité. 

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Dans la tradition d’un Savignac, shooté aux couleurs fluos de la sérigraphie, ses images éclatantes de vie peuvent s’apprécier dans la proche couronne parisienne, souvent associées à des municipalités ou à des évènements culturels.

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Vue de l’exposition

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Vue de l’exposition

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Affichage, rue du Figuier, face à l’entrée de la Bibliothèque Forney En prime de cette présentation sommaire, on vous rajoute sa biographie et on remercie le site du Festival de l’Affiche et des Arts Graphiques de Chaumont pour ce travail. « Michel Quarez, né le 28 mai 1938 à Damas (Syrie), est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs après avoir étudié à l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux. En 1961, il part rejoindre Henryk Tomaszewski dans son atelier des Beaux-arts à Varsovie, jusqu’en 1962. Puis, de retour en France, il devient directeur artistique à la SNIP, l’agence de publicité de Prouvost, Lainières de Roubaix, de 1964 à 1966. Il part ensuite pour New York, où il crée une bande dessinée « Mode Love ». Après 9 mois passés dans Manhattan, il revient en 1967 à Paris où il dessine « La Vie Privée de Dyane », une BD pour Citroën. En Mai 1968 il réalise une affiche à l’atelier populaire des Beaux-arts. Dans les années 70, Quarez travaille presque exclusivement dans le domaine de l’illustration (Marie-Claire, l’Expansion, la Nouvelle Critique…) et de la création d’affiches. On connaît de lui de nombreux travaux pour la Fête de l’Humanité (1985), la Fête de la Musique (1994), les célébrations du 14 juillet à Aubervilliers (1996, 1997, 1998) ou les vœux de la Ville de Bobigny (2003, Excellence Award ICOGRADA 2005 du Festival de Chaumont). En 1984, il obtient une bourse du Ministère de la Culture pour l’élaboration d’images sur palette graphique. Entre 1988 et 1992, Quarez signe la conception d’une série d’affiches pour le Salon International de l’Architecture. En 1991, avec le « marché aux fleurs » de Gennevilliers, il gagne la médaille d’or à Toyama (Japon), et reçoit le Grand Prix National des Arts Graphiques en 1992. En 2004 il réalise un environnement pour la Salle Pablo Neruda de Bobigny. » Pour toutes les infos sur l’expo et sur la Bibliothèque Forney, faites un tour sur le site de la Ville de Paris: Bibliothèque Forney 1, rue du figuier – Paris 75004 Métro : Saint-Paul / Pont-Marie Du mardi au samedi de 13h à 19h

Vincent Sardon tamponne à la Maison Rouge

Les expositions « Sardon, usages de faux » et « Vraoum! Trésors de la bande dessinée et art contemporain » viennent d’ouvrir à la Maison Rouge à Paris. Ne ratez pas, dès l’entrée, les sardoniques tampons dont certains sont mis à disposition du public. Vous pourrez ainsi offrir un petit cadeau à votre fiancé(e) à la librairie et le tamponner avec un joli « Crève salope » et des tas d’autres surprises dont le tampon croquignolet de la veuve Hergé. Un mauvais esprit réjouissant, avant de découvrir certains trèsors de la Bande Dessinée mélés à des créations d’artistes contemporains.

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« Vraoum! Trésors de la bande dessinée et art contemporain »

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La collection de tampons…

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… de Vincent Sardon…

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… en libre service! « Sardon, usages de faux » Du 28 mai au 14 juin 2009 et « Vraoum ! Trésors de la bande dessinée et art contemporain » Du 28 mai au 27 septembre 2009 La Maison Rouge 10 boulevard de la bastille 75012 Paris tel. 01 40 01 08 81 http://www.lamaisonrouge.org A voir, le site du tampographe… http://le-tampographe-sardon.blogspot.com/