Archives pour la catégorie Expositions

Gwénola Carrère, envoyée spéciale à « Pick Me Up »

Dans le cadre prestigieux du Somersethouse, un grand centre culturel dans un imposant bâtiment néo-classique au cœur de Londres, situé entre le quartier du Strand et la Tamise, vient de s’achever la 2ème édition de « Pick Me Up » (17-27 mars 2011). 

pick-me-up-1.png

` Une résidence d’artiste, avec pour invité cette année le graphiste Anthony Burril (auteur par ailleurs de la charte graphique de l’exposition). Notamment un grand workshop continu invitait le public à s’approprier l’univers graphique de l’artiste.

pick-me-up-2.png

Puis une demie-douzaine de collectifs d’artistes présentaient leurs activités de manière ludique et interactive. Participaient entre autres les excellentes éditions Nobrow, avec une tablette Wacom géante, en carton, invitant le public à dessiner. Mais surtout leur stand présentait l’ensemble de leur incroyable production, avec notamment une très belle édition de l’Abécédéria de Blexbolex et de l’Ada d’Atak. Et deux très jolis petis livres de l’intrigant Jon McNaught.

pick-me-up-3.png

Le collectif It’s Nice that  organisait quant à lui un grand atelier de création en continu, où se sont succédé, au long des 10 jours, pas moins d’une 50 aine d’artistes de tout poils.

pick-me-up-4.png

Tom Gauld notamment y a réalisé une jolie collection de robots de poche. Pick me up présentait enfin une exposition de 24 illustrateurs et designers graphiques internationaux, dits émergeants. Avec, pour n’en citer que quelques uns, Tom Gauld (UK) et quelques unes de ses planches à la plume assérée,  à l’humour aussi absurde qu’étrange et méditatif.

pick-me-up-5.png

Andy Rementer (USA) et une galerie de personnages bigarrés loufoques.

pick-me-up.png

La typographie Jessica Hische (USA), avec des lettrages subtilement ouvragés.

pick-me-up-7.png

Niguel Peake (UK) et des compositions abstraites finement stratifiées.

pick-me-up-8.png

Otecki (Po) avec des gravures noir et blanches tranchées, mêlant iconographie traditionnelle et graffiti.

pick-me-up-9.png

Seiko Kato (UK) et ses collages à tendance naturaliste, incroyablement fouillés et vivants

pick-me-up-10.png

Takeru Toyokura (Jap) avec des collages mêlant feutre et papier. Un univers moins candide qu’étrange, aux personnages sans visage (non sans me rappeler pafois Henry Darger…).

pick-me-up-11.png

McBess (Fr) et de grandes planches noir et blanches toujours aussi surréalistes et fouillées

pick-me-up-12.png

et enfin Gwénola Carrère (Bel) dont voici une vue d’ensemble de l’accrochage.

pick-me-up-13.png

et l’une de ses dernières créations, les vagues (aôut 2010).

pick-me-up-14.png

L’événement Pick me up fut dans l’ensemble un franc succès, autant de par le nombre de visiteurs quotidien que par la quantité d’échos favorables, dans la presse et de la blogosphère.  

 

Special Londres (3/4): Delphine Lebourgeois

Nous poursuivons notre exploration des illustrateurs français installés à Londres. Delphine Lebourgeois a rejoint Illustrissimo en 2009, son style classique et raffiné a séduit un bon nombre de maisons d’édition anglaises, et son travail apparaît de temps en temps dans quelques magazines français. A la veille de son exposition londonienne, un petit tour d’horizon en quelques questions.

tiger-hills-low.jpg

Double page pour les Agents Associés: Illustration, Volume 3, (2011)

Illustrissimo: Peux tu nous résumer en quelques mots ton parcours d’illustratrice et ton arrivée à Illustrissimo ?

Delphine Lebourgeois: Après avoir décroché un DNAP Art à L’école Nationale des Beaux-Arts de Lyon, je suis venue directement à Londres en 1998, à la recherche d’horizons nouveaux. J’y ai fait d’abord beaucoup d’illustrations pour enfants, mais n’étant pas réellement satisfaite de la tournure que prenait ma carrière, j’ai eu besoin de retrouver la stimulation des études et je me suis embarquée dans un masters Illustration à la Central St Martins. Cela m’a ouvert beaucoup de portes et mon langage visuel a été transformé pour le meilleur.

peau-de-chagrin.jpg

 La Peau de Chagrin, © Delphine Lebourgeois Illustrissimo: Tu as choisi de t’installer à Londres en 1998. Pourquoi le choix de cette ville et quels sont les avantages pour une jeune illustratrice française ? Delphine Lebourgeois: Au départ, je n’étais sensée rester qu’un été, afin de parfaire mon anglais, mais douze ans plus tard je suis encore là! Je crois que ce qui m’a poussée à rester (au-delà de la richesse culturelle de Londres), ce sont les opportunités professionnelles que l’on m’a offertes. Les anglais ont l’esprit d’entreprise et tout paraît possible ici. Même d’un point de vue pratique et administratif, être à son compte semble plus aisé. Cela dit, cela fait très longtemps que j’ai quitté la France et ma vision n’est peut-être plus au goût du jour…

liaisons-dangereuses.jpg

Les Liaisons Dangereuses, © Delphine Lebourgeois 

Illustrissimo: Quelles sont les images que tu considères les plus emblématiques de ton travail, et comment vois tu l’évolution de celui-ci ? Delphine Lebourgeois: J’ai un petit faible pour le portrait du Marquis de Sade (Philosophie Magazine). Sophie Villette, la directrice artistique, m’avait donné carte blanche pour cette série et j’ai pu ainsi créer des images poétiques et proches de mon univers personnel. Pour ce portrait,  j’ai créé une trame de petites femmes suspendues comme des acrobates de cirque flottant autour du visage. Je souhaitais que ces petites femmes ligotées soient souriantes et reflètent davantage le raffinement du philosophe plutôt que sa cruauté. Il y a aussi beaucoup d’humour dans cette image, chose que toutes les commandes ne me permettent pas de faire. Deux autres illustrations « Tiger Hills » et « Jungle » sont devenues emblématiques par leur popularité. Les gens les aiment beaucoup et elles ont été a l’origine de plusieurs commandes. Et il y a, bien sûr, toutes les images qui forment mon dernier projet personnel « Over the Cover ». Je suis toujours à la recherche d’un équilibre entre une approche conceptuelle de l’image et une esthétique raffinée et séduisante. J’espère être sur la bonne voie avec « Over the Cover ». sade-portrait-1.jpg

Portrait du Marquis de Sade pour Philosophie Magazine, © Delphine Lebourgeois   Illustrissimo: Tu exposes à partir du mois de mars dans une célèbre galerie. Y a t-il un marché pour les éditions limitées ou pour l’illustration en général à Londres ? Delphine Lebourgeois: L’exposition « Over the Cover » débute le 28 Février à la Frameless Gallery, Islington. Vu que mon travail est maintenant en grande partie « numérique », je produis des éditions limitées que je vends soit en galerie lors d’expositions que j’organise moi-même (comme celle-ci), soit à travers un réseaux de galeries en ligne comme « Eyestorm »  ou « A Little Bit Of Art ». Gina Cross qui gère « A Little Bit of Art » me représente également dans des foires d’art ou de graphisme telle que « The Affordable Art fair ». Ces évènements sont tres nombreux tout au cours de l’année et les anglais en sont friands. D’une manière générale à Londres, il y a beaucoup d’illustrateurs et la compétition est élevée. Le travail personnel fait une grande différence. En ce moment la mode est aux évènements « pop-up ». Ces expos ou shops improvisés se font un peu partout (boutique design, écoles d’art, entrepôts…), et sont directement organisés par les artistes.

over-the-cover-invite.jpg  

Exposition à la galerie The Frameless Gallery, © Delphine Lebourgeois  Illustrissimo: En Angleterre, ton  travail a pris une voie un peu plus « déco » et design. Tu sembles cibler une clientèle plutôt déco d’intérieur et arts appliqués (Habitat, Paperchase, V&A, Heals). Peux tu nous parler d’une série de foulards pour une nouvelle compagnie ? Delphine Lebourgeois: Il y a quelques temps, j’ai commencé à introduire des silhouettes dans mes images. C’est un style qui se prête bien aux briefs de déco et c’est vrai que mon travail s’oriente davantage vers ce marché ces temps-ci. Je suis sur le point de faire une série d’éditions limitées exclusive pour Paperchase et je travaille sur plusieurs design pour des foulards commandés par une toute nouvelle société.  C’est une expérience très enrichissante et grâce à laquelle j’apprends beaucoup. Les images sont serigraphiées à la main sur des carrés de soie, type Hermès, et si tout va bien la série comprendra douze dessins différents.

20000-lieues.jpg

Vingt Mille Lieues sous les Mers © Delphine Lebourgeois Illustrissimo: Dernier mot pour les lecteurs de ce blog sur les bon plans londoniens pour tous les amateurs d’images fortes ? Delphine Lebourgeois: Pour l’inspiration, le British Museum est classique, mais imbattable. En ce moment, il y a une exposition sur le « Livre des Morts » qui se termine début mars. Fabuleux. Autrement côté illustration, l’événement du mois, c’est « Pick Me Up » à la Somerset House. L’année dernière déjà, cette foire d’art graphique avait remporté un franc succès. On pouvait y voir notamment l’atelier de Rob Ryan relocalisé pour la durée de l’évènement. Tous les collectifs du moment y étaient aussi présents, « Nobrow », « Concrete Hermit », « Nous vous », « It’s Nice that », « Le gun »… A ne pas manquer donc!

pick-me-up.png

Signalons la présence des illustrateurs McBess et Gwénola Carrère pour cette deuxième édition du Salon de l’Illustration « Pick Me Up »

Exposition Zeloot, été 2010

Pour certains le mardi 22 juin 2010 sera synonyme de la sortie des Bleus du Mondial, et pour d’autres (moins nombreux) d’une profusion de couleurs sorties de la palette graphique de la hollandaise Zeloot. Il y a peu, nous présentions le travail du duo canadien Seripop exposé chez Anatome et l’exposition de Dupuy-Berberian chez Ofr.

Exposition Zeloot, été 2010  

Vitrine Zeloot chez Ofr Si à Amsterdam il y a des dames, c’est à la Haye qu’Eline Van Dam (Aka Zeloot) imprime ses sérigraphies dans son atelier. Elle présentait pour le première fois, hier, à Paris une large sélection de ses affiches à la librairie/galerie Ofr qui nous accueillait l’espace d’une soirée pour la signature de sa première monographie française. Nous présenterons l’exposition tout l’été dans les locaux d’Illustrissimo, et celle-ci sera visible sur simple rendez-vous ou en poussant la porte de notre studio.

Exposition Zeloot, été 2010

Une première monographie vient de sortir aux Editions Michel Lagarde et une sérigraphie de l’affiche a été tirée à 50 exemplaires par l’artiste, et est disponible à la vente en exclusivité à l’agence.

Exposition Zeloot, été 2010

Vitrine de la Galerie/Librairie Ofr

zeloot-4.jpg

Vue de l’exposition 

Exposition Zeloot, été 2010

Vue de l’exposition

Exposition Zeloot, été 2010

Vue de l’exposition Allez faire un tour sur son site pour vous rendre compte de l’étendue de son talent. Un grand merci à Yassine et Chamo pour leur aide précieuse!

Impossible

A l’impossible nul n’est tenu, et c’est justement le pari du trio Dupuy-Berberian-Ghosn (Les Dubergho) de réunir les meilleurs dessins de la revue du même nom qu’ils coéditent avec Artfactory, le maitre d’œuvre de l’exposition qui se tient en ce moment même chez Ofr.

berberian.jpg

Illustration originale de Charles Berberian

impossible1.jpg  

Charles Berberian, Philippe Dupuy et Joseph Ghosn L’idée (si j’ai bien compris) et de dessiner un son (impossible) et d’explorer les frontières entre la musique et le dessin. Vous en saurez plus en lisant ceci:

dupuy-berberian.jpg

Le vendredi 18 juin, une performance très attendue sur la machine a dessiner des sons actuellement en construction par Philippe Dupuy le bricoleur génial du trio et signature de « Constellations » le numéro double du journal par Joseph Ghosn (un ancien des Inrocks dont je vous recommande le blog) et Charles Berberian (le musicien de la bande).

impossible.jpg

Il restera peut-être quelques dessins à vendre, et des exemplaires de la revue (dont le numéro 4 est épuisé, avis aux retardataires).

dupuy-berberian-ghosn.jpg

Le même soir se tient à la Cité de l’Architecture l’exposition « Archi & Bd, La Ville Dessinée« , dont je vous reparle très bientôt!

Seripop à la Galerie Anatome!

La galerie Anatome continue de présenter dans son espace magnifique de la rue Sedaine, à deux pas de la place de la Bastille, le meilleur de la création graphique sur ses murs. Ce travail d’utilité publique se tourne vers le Canada, et c’est sous l’impulsion de Guillaume Frauly de retour de Montréal (dont les archives sont toujours consultables sur Studio 002) que deux studios sont mis en avant.

seripop-anatome-1.jpg  

Chloé Lum et Yannick Desranleau de Seripop D’un côté Paprika, studio pluridisciplinaire fer de lance de la communication institutionnelle de Montréal à découvrir sur place au rez de chaussée de la galerie. De l’autre côté et à l’étage supérieur, le travail de Seripop, duo passablement déjanté animé par Chloé Lum et Yannick Desranleau fondé à Montréal en 2002.

seripop-anatome-2.jpg

Selon le commissaire Frauly: « hors norme, hors modes, sérigraphes mais avant tout musiciens, illustrateurs et graphistes par hasard plus que par que par réelle envie, ce duo de trentenaires atypiques est très productif bien que toujours à la recherche de l’expérimentation ». Si la reconnaissance ne vient pas forcément du côté de Montréal, c’est à l’extérieur que leur travail trouve un écho parmi les expositions collectives, et trouve grâce auprès des collectionneurs d’affiche.

seripop-anatome.jpg

On peut d’ailleurs leur commander directement leurs meilleures affiches. http://seripop.com/ En plus de vous faire plaisir et de parier sur l’avenir, ça leur permettra de payer le loyer du dernier étage d’un imposant immeuble industriel du Plateau.

seripop-anatome-3.jpg

Antoine Gaslais (le graphiste) et Guillaume Frauly (le jeune éditeur de See)  Signalons l’édition d’un très beau catalogue tiré à 1000 exemplaires au prix modique de 5 euros paru chez See éditions (la nouvelle structure de Guillaume Frauly, dont le graphisme est assuré par notre ami Antoine Gaslais, http://www.antoinegaslais.com/. Parmi les artistes proches du duo, la hollandaise Zeloot, dont la monographie va bientôt sortir aux éditions Michel Lagarde et dont l’exposition sera visible chez ofr du 21 au 23 juin (date du vernissage)avant de rejoindre les murs de notre agence pendant tout l’été, plus d’infos sur http://www.michel-lagarde.com Galerie Anatome 38 rue Sedaine 75011 Paris Pour être invité aux expositions de la Galerie Anatome, il ne faut pas hésitez à adhérez à l’association. Tous les renseignements sur le site de la Galerie:  http://www.galerie-anatome.com

Christian Roux s’expose chez Sit-Down

Christian Roux, plus connu dans les années 80/90 sous le pseudonyme de Cathy Millet, revient en force. Un parcours sinueux et atypique: de son premier livre avant-gardiste « Show » paru au « Dernier Terrain vague » en 1980 et proche d’une esthétique Bazooka, jusqu’au « Petit Poucet » qui vient de paraître au Seuil jeunesse. C’est un illustrateur hors norme de nouveau sur le devant de la scène graphique avec un exposition à la galerie Sit-Down , un nouveau livre et qui sera prochainement représenté par Illustrissimo à partir du mois de mai sur notre nouveau site. Le blog d’Illustrissimo: Beaucoup se souviennent de toi sous le nom de Cathy Millet. Quand as-tu retrouvé ton vrai nom et pourquoi ce choix ? Christian Roux: J’ai retrouvé ma vraie identité il y a une quinzaine d’année afin de me « simplifier la vie ». Le pseudonyme de CM était en effet devenu très lourd à porter ainsi que générateur de confusion. J’ai eu besoin de plus de sérénité et de cohérence, quitte à en payer le prix commercialement.

christian-roux-1.jpg

© Christian Roux

christian-roux-0.jpg

Le Petit Poucet © Christian Roux Le blog d’Illustrissimo: Peux-tu retracer ton parcours d’illustrateur en quelques lignes ? Christian Roux:  J’ai quitté ma famille à 17 ans pour dessiner. J’ai été publié initialement dans la presse que je lisais et connaissais (Hara Kiri, Charlie mensuel, Actuel), puis dans presque toute la presse et aussi dans la publicité, puis j’ai réalisé des couvertures de romans et dernièrement des livres pour enfants.

christian-roux.jpg

© Christian Roux Le blog d’Illustrissimo: « Le Petit Poucet » vient de paraître aux éditions du Seuil après « Le Petit Chaperon Rouge » en 2007. Ton style a encore évolué entre ces deux livres, as-tu une écriture que tu souhaites pousser dans les mois à venir ? Christian Roux:  Je vais continuer dans le style qui m’intéresse actuellement: « Le Lapin & Le Tigre », les villes exposées à la galerie Sit-Down. Je souhaite aller vers un dessin toujours plus souple et plus libre, et en tous cas essayer de ne  jamais m’ennuyer !

roux.jpg

© Christian Roux Le blog d’Illustrissimo: Peux-tu nous parler de ton exposition à la galerie Sit-Down ? Christian Roux:  J’ai accepté de me laisser enfermer dans des boîtes, en me laissant porter par le projet initialisé par le designer Thomas Lemut (« Pourquoi pas ») et la galeriste Françoise Bornstein. Le résultat génère des réactions et des réflexions intéressantes. Le blog d’Illustrissimo: Ton dossier sera visible chez Illustrissimo au mois de mai. Un retour programmé pour la pub ? Christian Roux:  Même si mes rapports avec la publicité sont ambigus, je me réjouis de renouer avec cet exercice de style stimulant! Exposition visible jusqu’au 15 mai à la Galerie SIT-DOWN 4 rue Sainte Anastase – 75003 Paris – France Tél: + 33 (0)1 42 78 08 07 http://www.sitdown.fr

Jacques Floret au Salon Chic Dessin

Jacques Floret est représenté par Lezilus pour son travail d’illustrateur. On peut admirer ses dessins de temps en temps à la galerie du jour agnès b. et au Point Éphémère. Une rencontre au salon Chic Dessin, qui s’est tenu à l’Atelier Richelieu du 26 au 29 au mars 2010, me donne une bonne occasion de lui poser deux-trois questions au débotté. Illustrissimo: Qui es-tu Jacques Floret? Jacques Floret: Euh… je ne sais pas. Je n’y pense jamais. Qu’est-ce que je fais? Disons que je dessine, comme beaucoup. Et ça me prend pas mal de temps… Et pour être plus complet, j’aime les musées vides et marcher dans les rues.

jacques_floret_par_pierre_antoine.jpeg

Jacques Floret au Salon du Dessin (© Pierre Antoine) Illustrissimo: Peux-tu nous parler de ta dernière série d’images exposées au Salon Chic Dessin? Jacques Floret: A l’origine, c’est un livre qui s’intitule Oh! le bel été. Il est paru aux Éditions Derrière la salle de bains, fin 2009. Il est quelque chose comme Pierre Louÿs + un mode d’emploi IKEA. Tous les dessins y sont pornographiques. Mais un rectangle rouge cache les sexes. C’est encore mieux. J’aime l’autocensure quand elle est graphique.

ete-04.jpg

© Jacques Floret Ensuite, Frédérique Magal du Point Ephémère a eu l’idée de confronter, lors du salon, cette série aux nouveaux dessins érotiques de Liberatore. Pour l’occasion, j’ai donc tout redessiné à l’identique, mais en plus grand. Et puis après, eh bien, j’ai dédicacé quelques livres, le bras d’un inconnu et le soutien-gorge d’une jeune fille un peu ivre. C’était le soir du vernissage. C’était facile.

jacques_floret1.jpg

© Jacques Floret Illustrissimo: Quelle différence fais-tu entre ton travail d’illustrateur pour la commande et d’artiste pour la galerie? Jacques Floret: Eh bien, lorsque je travaille comme illustrateur, je sais que mon dessin a pour finalité d’être reproduit. Et puis, je peux avoir de nombreuses contraintes et je me dois de les respecter. Je dois être efficace. Si on me demande de dessiner le cheval bleu d’Henri IV, je dessine le cheval bleu d’Henri IV.

ete-09.jpg

© Jacques Floret Tandis que lorsque j’expose dans un lieu d’art, je ne suis pas sûr de savoir de quoi je parle. Par exemple, je décalque souvent des images. Oui, je dessine de manière mécanique, avec un stylo bille 4 couleurs, sur du papier A4, un chien, un enfant, un carré ou etc. Aucune trace de virtuosité. Comme disait Machin, le talent est l’un des moyens les plus sûrs d’échouer. Et puis voilà. Illustrissimo: Voilà quoi? Jacques Floret: Voilà Illustrissimo: Oh, vraiment? Jacques Floret: Oui. (Long silence.) Tu ajouteras peut-être quelque part l’adresse qui permet de commander Oh! le bel été? Illustrissimo: Oui. http://web.me.com/dagoit/derrierelasalledebains/Livres_dimages.html

Du dessin à la Galerie André Girard

La galerie André Girard se trouve dans la charmante petite rue Campagne Première à Paris. Ce lieu créé avec passion par la comédienne Danièle Delorme, et animée par Marie-France Beaucourt, a ouvert le 1er avril 1999 avec une exposition consacrée à Gus Bofa et au dessinateur André Girard (le père de la galeriste). Depuis plus de 10 ans, les grands noms du dessin se sont succédés dans ce lieu consacré à l’illustration. Il est un peu tard pour vous signaler l’expo de Lionel Koechlin qui vient de se terminer, mais ces quelques photographies vous donneront une idée de cet accrochage de ce trop rare illustrateur.

koechlin_girard_0.JPG

La vitrine de la Galerie André Girard

koechlin.JPG

Encre de Lionel Koechlin

koechlin-girard.JPG

Encre de Lionel Koechlin 

koechlin_girard.JPG

Encre de Lionel Koechlin  La prochaine exposition consacrée au dessinateur Chaval sera inaugurée le jeudi 11 mars 2010.

chaval-girard.jpg

© CHAVAL tous droits réservés – Exposition Galerie André Girard Après Chaval, à noter: une exposition consacrée à l’illustrateur Chas Laborde à l’occasion de la parution de l’ouvrage  « Chas Laborde – Un homme dans la foule », écrit par Emmanuel Pollaud-Dulian, aux Editions Michel Lagarde en Mai 2010. Vernissage prévu le jeudi 20 mai 2010!

chas-laborde-copy.jpg

http://chaslaborde.com/ http://www.atelier.angirard.com/ Galerie spécialisée dans le dessin d’humour et d’illustration, ouvert du mardi au vendredi de 13h30 à 18h30 et sur rendez-vous

L’Articho aux Métallos

L’Association de l’Articho (Chamo et Yassine) travaille depuis quelques mois à réunir la crème de l’illustration franco belge contemporaine pour organiser une exposition en duos.

metallos-articho_0.JPG

L’entrée de la Maison des Métallos dans le 11ème à Paris  Le mélange des genres et les complicités graphiques qui se sont développées entre les participants, se voie à l’oeil nu, nous pouvons à la fois voir le travail de chacun, et les réalisations communes.

metallos_articho.JPG

L’affiche de Chamo pour « Aller-retour »

metallos_articho_2.JPG

Yassine et Chamo sous le drapeau signé Elzo Ainsi Chamo et Oréli on travaillé sur une représentation de leur ville respective avec leur palette de couleur flashy. Paris/Bruxelles font l’objet d’un tapis géant qui ne dépareillera pas dans une chambre d’enfants ou dans un bureau.

metallos_artihco_6.JPG

Le tapis « Paris » de Chamo  Yassine tout en pixel et Elzo en sérigraphie ont travaillé sur le thème du drapeau.

yassine.JPG

Kitty Crowther et Bruno Salamone, ont concocté un petit film d’animation où leurs univers poétiques et mélancoliques se répondent à merveille.

metallos_articho_5.JPG

Film d’animation par Kitty Crowther et Bruno Salamone Sish tick et Rocco ont opté pour une bache géante du plus bel effet.

metallos_articho_3.JPG

La bache géante de Rocco et Sish Tick Gwénola Carrère expose ses sérigraphies et a réalisé une grande peinture avec Remed.

articho-metallos-1.JPG

Une toile de Remed et Gwénola Carrère Tandis que Anouk Ricard (l’auteur des cultissimes Ana et Froga) et Brecht Vandenbrouke le flamand surdoué ont joué le jeu de la correspondance décalé, dans un pingpong de mail art.

metallos_4.JPG

Mail Art par Brecht Vandenbroucke et Anouk Ricard L’un des clous de l’exposition est peut être la bibliothèque aux 2 faces de Delphine Durand et Vincent Mathy, mais comment choisir quand tous les participants ont joué le jeu avec tant d’enthousiasme et de talent.

metallos_articho_7.JPG

La bibliothèque de Delphine Durand (Vincent Mathy au verso)  Une petite photo de groupe prise après l’exposition, vous permettra de juger de l’ambiance de la soirée du vernissage et de l’esprit de camaraderie de cette fine équipe franco-belge.

articho.JPG

Photo de groupe (de gauche à droite) Debout: Sish Tick, Elzo, Chamo, Oréli, Kitty Crowther, Rocco, Delphine Durand, Yassine, Bruno Salamone, Gwénola Carrère Assis: Brecht Vandenbroucke, Anouk Ricard, Remed, Vincent Mathy

L’Articho à la Maison des Métallos, la suite!

Une grande exposition franco-belge (Wallons et Flamands) se prépare en ce moment même dans les ateliers de la maison des métallos. Plusieurs couples se sont formés par affinités graphiques et électives. Les mariages de cœur et de raison ne sont pas nés de la baguette magique de Saint Valentin, mais de la volonté de l’ association de l’ Articho http://asso-articho.blogspot.com (Yassine et Chamo dont on vous a déjà parlé ici) d’associer ce qu’il y a de meilleur des deux cotés de la frontière.

articho.JPG

Maquette Vincent Mathy Un petit aperçu du work in progress entre Delphine Durand et Vincent Mathy (la française représentée par Illustrissimo et son complice belge de chez Agent 002).

les_metallosjpg.JPG

Maquette Delphine Durand

  durand.jpg

Delphine Durand en préparation de l’expo (Photographie de Vincent Mathy) Toutes les infos sur le programme à venir se trouvent ici, et d’autres photos vont arriver très bientôt. Ces rencontres graphiques sont à découvrir à partir du jeudi 25 février 2010 pour le vernissage aux métallos! La maison des métallos 94 rue Jean-Pierre Timbaud – 75011 Paris Exposition du 26 février au 20 mars 2010 Du mardi au dimanche de 14h à 19h Nocturne le jeudi jusqu’à 22h Entrée libre