Jacques Floret au Salon Chic Dessin
Mardi 30 mars 2010
Jacques Floret est représenté par Lezilus pour son travail d’illustrateur. On peut admirer ses dessins de temps en temps à la galerie du jour agnès b. et au Point Éphémère. Une rencontre au salon Chic Dessin, qui s’est tenu à l’Atelier Richelieu du 26 au 29 au mars 2010, me donne une bonne occasion de lui poser deux-trois questions au débotté.
Illustrissimo: Qui es-tu Jacques Floret?
Jacques Floret: Euh… je ne sais pas. Je n’y pense jamais. Qu’est-ce que je fais? Disons que je dessine, comme beaucoup. Et ça me prend pas mal de temps… Et pour être plus complet, j’aime les musées vides et marcher dans les rues.
Jacques Floret au Salon du Dessin (© Pierre Antoine)
Illustrissimo: Peux-tu nous parler de ta dernière série d’images exposées au Salon Chic Dessin?
Jacques Floret: A l’origine, c’est un livre qui s’intitule Oh! le bel été. Il est paru aux Éditions Derrière la salle de bains, fin 2009. Il est quelque chose comme Pierre Louÿs + un mode d’emploi IKEA. Tous les dessins y sont pornographiques. Mais un rectangle rouge cache les sexes. C’est encore mieux. J’aime l’autocensure quand elle est graphique.
© Jacques Floret
Ensuite, Frédérique Magal du Point Ephémère a eu l’idée de confronter, lors du salon, cette série aux nouveaux dessins érotiques de Liberatore. Pour l’occasion, j’ai donc tout redessiné à l’identique, mais en plus grand. Et puis après, eh bien, j’ai dédicacé quelques livres, le bras d’un inconnu et le soutien-gorge d’une jeune fille un peu ivre. C’était le soir du vernissage. C’était facile.
© Jacques Floret
Illustrissimo: Quelle différence fais-tu entre ton travail d’illustrateur pour la commande et d’artiste pour la galerie?
Jacques Floret: Eh bien, lorsque je travaille comme illustrateur, je sais que mon dessin a pour finalité d’être reproduit. Et puis, je peux avoir de nombreuses contraintes et je me dois de les respecter. Je dois être efficace. Si on me demande de dessiner le cheval bleu d’Henri IV, je dessine le cheval bleu d’Henri IV.
© Jacques Floret
Tandis que lorsque j’expose dans un lieu d’art, je ne suis pas sûr de savoir de quoi je parle. Par exemple, je décalque souvent des images. Oui, je dessine de manière mécanique, avec un stylo bille 4 couleurs, sur du papier A4, un chien, un enfant, un carré ou etc. Aucune trace de virtuosité. Comme disait Machin, le talent est l’un des moyens les plus sûrs d’échouer. Et puis voilà.
Illustrissimo: Voilà quoi?
Jacques Floret: Voilà
Illustrissimo: Oh, vraiment?
Jacques Floret: Oui. (Long silence.) Tu ajouteras peut-être quelque part l’adresse qui permet de commander Oh! le bel été?
Illustrissimo: Oui.
http://web.me.com/dagoit/derrierelasalledebains/Livres_dimages.html
Jacques Floret au Salon du Dessin (© Pierre Antoine)
Illustrissimo: Peux-tu nous parler de ta dernière série d’images exposées au Salon Chic Dessin?
Jacques Floret: A l’origine, c’est un livre qui s’intitule Oh! le bel été. Il est paru aux Éditions Derrière la salle de bains, fin 2009. Il est quelque chose comme Pierre Louÿs + un mode d’emploi IKEA. Tous les dessins y sont pornographiques. Mais un rectangle rouge cache les sexes. C’est encore mieux. J’aime l’autocensure quand elle est graphique.
© Jacques Floret
Ensuite, Frédérique Magal du Point Ephémère a eu l’idée de confronter, lors du salon, cette série aux nouveaux dessins érotiques de Liberatore. Pour l’occasion, j’ai donc tout redessiné à l’identique, mais en plus grand. Et puis après, eh bien, j’ai dédicacé quelques livres, le bras d’un inconnu et le soutien-gorge d’une jeune fille un peu ivre. C’était le soir du vernissage. C’était facile.
© Jacques Floret
Illustrissimo: Quelle différence fais-tu entre ton travail d’illustrateur pour la commande et d’artiste pour la galerie?
Jacques Floret: Eh bien, lorsque je travaille comme illustrateur, je sais que mon dessin a pour finalité d’être reproduit. Et puis, je peux avoir de nombreuses contraintes et je me dois de les respecter. Je dois être efficace. Si on me demande de dessiner le cheval bleu d’Henri IV, je dessine le cheval bleu d’Henri IV.
© Jacques Floret
Tandis que lorsque j’expose dans un lieu d’art, je ne suis pas sûr de savoir de quoi je parle. Par exemple, je décalque souvent des images. Oui, je dessine de manière mécanique, avec un stylo bille 4 couleurs, sur du papier A4, un chien, un enfant, un carré ou etc. Aucune trace de virtuosité. Comme disait Machin, le talent est l’un des moyens les plus sûrs d’échouer. Et puis voilà.
Illustrissimo: Voilà quoi?
Jacques Floret: Voilà
Illustrissimo: Oh, vraiment?
Jacques Floret: Oui. (Long silence.) Tu ajouteras peut-être quelque part l’adresse qui permet de commander Oh! le bel été?
Illustrissimo: Oui.
http://web.me.com/dagoit/derrierelasalledebains/Livres_dimages.html 








