Archives pour la catégorie Gwendal Le Bec

illustrations et dessins de Gwendal Le Bec

Gwendal Le Bec, Comme un Géant

Gwendal LeBec nous emmène à l’aventure dans les pas d’un Vaillant Petit Gorille.  Un album écrit par et sous la direction de Nadine Robert qui inaugure une nouvelle maison d’édition jeunesse basée à Montréal : Comme des Géants. Bravo à eux et bonne continuation. http://commedesgeants.com/ Le travail de Gwendal devrait être publié au printemps par les éditions du Seuil.

 

L’Illustrissime Parisianer

L’évènement de cette fin d’année, vous le savez peut-être déjà, c’est l’exposition The Parisianer qui se tiendra du 20 au 23 décembre 2013, de 14h à 20h à La Galerie de la Cité Internationale des Arts (13, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris). En attendant le livre aux Éditions Michel Lagarde en mars 2014 et le vernissage de l’expo jeudi 19 décembre, nous vous avons préparé un petit florilège de couvertures imaginaires réalisées par les illustrateurs de l’agence. Régalez-vous…

Marion Fayolle

Icinori

Jean Jullien

Yann Kebbi

Gwendal Le Bec

Quentin Vijoux

Olimpia Zagnoli

Crédit The Parisianer : Aurélie Pollet et Michael Prigent co-directeurs de l’association La Lettre P que vous pouvez soutenir via kisskissbankbank

Nous remercions aussi chaleureusement Daniel Wormeringer de chez Arctic Paper et Hervé de Buyer (société de Buyer) pour leur soutien au projet.

L’interview de Gwendal Le Bec

Le blog d’Illustrissimo: Bonjour Gwendal, tu viens de remporter le prix des pépites de l’album au dernier Salon du Livre Jeunesse de Montreuil, pour ton premier livre en tant qu’auteur complet. Peux-tu nous parler de la genèse du Roi des oiseaux, de tes partis pris graphiques de travailler en 2 couleurs ?

Gwendal Le Bec: Quand on était petits (je dis « on » parce que j’inclus là mes frères et sœurs) notre père nous racontait des histoires tous les soirs avant d’aller nous coucher. En général il nous lisait des livres qui, pour un grand nombre d’entre eux, restent très important pour moi encore aujourd’hui, mais parfois il nous racontait d’autres histoires. Celle du Roi des oiseaux était l’une d’entre elles. Elle revenait de temps en temps sous différentes formes. Mon père tenait cette histoire de son père, qui jouait le même rôle bien des années avant. Je pense que ça a aidé à lui donner un statut particulier dans mon esprit. Je ne me souviens plus quand cette volonté d’adapter cette histoire m’est venue, mais il y a un moment où ça c’est imposé. Je ne me souvenais plus dans les détails ce que mon père me racontait, de toutes façons ça changeait à chaque fois, j’ai donc choisi de n’en garder que la structure et de réécrire le reste à ma manière.

Le Roi des oiseaux, Albin Michel

Au niveau du dessin, j’ai voulu mettre l’accent sur les oiseaux, j’ai donc gommé au maximum les décors pour avoir quelque chose de théâtral dans la simplicité. Ayant sur chaque pages un profusion d’oiseaux il était hors de question que je leur donne à chacun leur couleurs, le dessin aurait perdu en subtilité. La bichromie s’est donc imposée, ça n’est pas une posture de ma part. Mais j’aime beaucoup les livres en bichromie, ça se faisait beaucoup dans les années 70, et même toujours aujourd’hui, il n’y a rien de très original là dedans.

Quel est l’impact d’un tel prix pour toi ?

Recevoir le prix à Montreuil était une grande surprise, je ne me rend toujours pas bien compte de ce que ça signifie, je crois que c’est une assez grande reconnaissance dans la profession mais ça ne me fait pas dire pour autant que je n’ai plus rien à apprendre, bien au contraire… Je n’en suis qu’au tout début, alors si ce prix peux me donner un coup de pouce c’est très bien.

Cartoon

Le blog d’Illustrissimo: Comment envisages-tu la suite en tant qu’auteur jeunesse ou illustrateur ?

Gwendal Lebec: Je ne me considère pas comme un auteur jeunesse en particulier, différentes opportunités ont fait que je me suis pour l’instant plus affiché dans la jeunesse, mais l’illustration adulte m’intéresse tout autant. Le problème avec ce métier, c’est que les gens ont du mal à vous projeter dans autre chose, quand vous faites de la jeunesse, on ne va pas vous contacter pour de la presse ou autre, il faut montrer par soi-même qu’on est capable de le faire. Je n’ai pas établi de plan de carrière, je n’ai donc aucune idée de ce qui va se passer, ça dépendra de mes envies sur le moment et des opportunités. J’ai tout un tas de projets qui attendent patiemment que je leur consacre du temps, des livres jeunesse, mais aussi des projets de bandes dessinées auxquels je tiens beaucoup. Vous l’aurez compris, la narration m’intéresse particulièrement, mais j’aimerais aussi me pencher vers des choses purement graphiques, je pense qu’il serait intéressant pour moi de balancer entre les deux. Et puis la presse bien sûr…

Tibet on fire, News of the time

Le blog d’Illustrissimo: Tu viens de créer avec ton frère Yann Le Bec et Jean Jullien, News of the time: un blog graphique consacré à l’actualité. Peux-tu présenter ton équipe et comment vous vous répartissez les sujets et votre angle d’attaque pour traiter les informations ?

Gwendal Le Bec: À la base c’est un projet que Yann et Jean avaient ensemble, ils voulaient trouver un moyen de collaborer sur quelque chose et sont tous les deux intéressés par une approche politique de l’illustration. Ils ont donc commencé ce blog en janvier dernier en choisissant des articles à illustrer dans différents journaux anglophones sur internet (on vit tous les trois à Londres et il est de toutes façons plus intéressant de le faire en anglais pour avoir une portée internationale). Les dessins sont parfois à caractère politique, parfois pas du tout, je pense qu’ils ont très vite trouvé une bonne balance entre les sujets importants et l’anecdotique, on ne peut pas non plus faire des dessins sur la Syrie tous les jours…

Je les ai rejoins en février parce que ça me rendait sacrément jaloux. On ne se fait pas de réunion éditoriale ; comme beaucoup de gens on lit les news tous les jours, on choisi donc dans le tas ce qu’on veut illustrer sans se concerter. Ça n’est que le début, mais ça tourne bien pour l’instant, je pense qu’on va regarder la chose évoluer et essayer de continuer dans cette lancée. Peut-être qu’à un moment on devra quitter le format blog pour avoir quelque chose de plus important, mais on verra ça avec le temps.
Dans tous les cas c’est un exercice qui me plait beaucoup.

Tibet on fire, News of the time

Le blog d’Illustrissimo: Tu rejoins l’agence Illustrissimo, en venant de Duperré, juste après Mathilde Nivet, Quentin Vijoux et Aki. Y aurait-il une pépinière de talents tentés par l’illustration dans une école plus tournée vers les métiers du design et de la mode ?

Gwendal Le Bec: C’est vrai qu’il n’y a pas de formation d’illustration à Duperré, mais je conseille à toute personne qui veut faire de l’illustration d’étudier autre chose. J’ai pour ma part étudié le graphisme, et je pense que ça m’a apporté une ouverture très importante pour ma pratique de l’illustration. Il est important de nourrir son travail par autre chose, que ce soit dans les arts visuels, la littérature ou les arts appliqués, on ne peut pas se cantonner à ne regarder que du dessin. Donc Je ne sais pas si Duperré en particulier est une pépinière de talents pour l’illustration, on trouve des gens doués dans toutes les écoles d’arts et pas seulement à Paris. Les Arts Déco de Strasbourg en sont un très bon exemple… L’important c’est d’être dans un environnement qui vous ouvre d’autres portes!

Un bois, à paraître chez Albin Michel Jeunesse