Archives pour la catégorie Marion Fayolle

illustrations et dessins de l’illustrateur Marion Fayolle

Le fooding 2015 par MARION FAYOLLE

Échange avec l’illustratrice Marion Fayolle qui nous présente son travail pour le fooding 2015.

illustration de marion fayolle

Peux-tu nous présenter en quelques mots ta série pour le guide Fooding 2015 ?
Le nouveau guide Fooding m’a confié la réalisation de dix images pour illustrer la restauration de province.
Je me suis amusée à créer des analogies et des jeux de correspondances entre la cuisine, des éléments de campagnes et des spécialités régionales.

illustration pour le fooding 2015

Comment s’est déroulé plus précisément ton travail sur ce projet ?
J’ai été contacté au printemps dernier. On m’a alors donné un thème et des formats. Les textes n’existaient pas encore et il s’agissait de construire une série d’images narratives qui pourraient ensuite être distribuées dans le guide. J’ai d’abord fait des esquisses, et une fois qu’elles ont été validées j’ai pu passer à la réalisation.
J’ai utilisé ma technique habituelle : des couleurs réalisées en tampons et un travail de dessin à l’encre de chine (rottring et plume).

fooding 2015 vu par marion fayolle

La collaboration avec le client semble s’être bien déroulée ?
Oui la collaboration a été assez simple. Le travail était très libre et l’équipe du Fooding accordait une pleine confiance aux illustrateurs selectionnés.

Une chance… Mais quelles ont été les particularités de ce travail ?
C’est finalement assez insolite de travailler pour un guide de restaurants et de jouir d’une liberté totale permettant de jouer avec la nourriture.

dessins de l'illustratrice marion fayolle pour le fooding 2015

Depuis que tu ne joue plus avec de la nourriture, sur quoi travailles-tu ?
Je viens de commencer un nouveau livre illustré. Pour le moment, c’est le tout début et je préfère garder le mystère mais je compte travailler dessus avec acharnement au cours de cette année.

Plus d’images de Marion Fayolle.

Marion Fayolle à la Fondation Bullukian

Aussi affairée qu’une abeille, Marion Fayolle multiplie les projets. Jusqu’au 19 juillet 2014, la Fondation Bullukian à Lyon accueille, en partenariat avec le festival Lyon BD, l’exposition « La Tendresse des pierres ».

Marion Fayolle dédicace La tendresse des pierres à la librairie Le Monte-en-l’air

Les originaux du livre publié aux Editions Magnani sont mis en relief par la scénographie de Romain Diroux et Manon Leblanc (Studio Monsieur). Les compositions de Marion Fayolle, rassemblées dans des panneaux ancrés dans des pierres issues des images, illustrent un dialogue entre le végétal et le minéral : de petites personnes évoluent entre les arbres et les pierres, qui deviennent forêt et rochers.

Le style faussement naïf de l’artiste traduit avec douceur la maladie vécue par son père, ainsi que le fragile rééquilibre des forces au sein du noyau familial. Elle illustre les relations interpersonnelles, au cœur de son œuvre, par des associations et des métaphores délicates et pleines d’humour.

Dans son nouveau livre aux Editions Magnani, Marion Fayolle nous raconte les rapports entre hommes et femmes par des dessins érotiques surréalistes très drôles. Dans Les coquins, les sexes se métamorphosent en trompe d’éléphant, en équidés ou en escargots pour saluer leurs homologues féminins représentés par des laitues. Les femmes y ont peur du loup, ou se reposent entre deux branches-sexes.

Le succès de Marion Fayolle dépasse les frontières géographiques (elle était récemment aux Etats-Unis pour promouvoir la traduction de l’ouvrage In Pieces, version anglaise parue chez Nobrow de L’homme en pièces) et le domaine de l’illustration : elle a déployé pour la célèbre marque de mode Cotélac un travail sur le motif pour créer une ligne de vêtements en édition limitée.

 Elle dessine pour la presse internationale :  ses dessins sont régulièrement publiés par le New York Times. Enfin, Marion continue de piloter la revue Nyctalope (Editions Magnani) aux côtés de Matthias Malingrëy et de Simon Roussin.

Pour suivre l’actualité de Marion Fayolle, rendez-vous sur son blog.

Plus d’information sur la Fondation Bullukian.

Copyright des photos de l’exposition : Caroline Capelle Tourn

Lyon Capitale :

Afin de célébrer l’installation récente de Marion dans la ville, Lyon Capitale a publié un article retraçant le parcours de la jeune illustratrice. L’occasion d’en apprendre davantage sur la genèse de La Tendresse Des Pierres, ouvrage qui a demandé pas moins de deux ans de travail à Marion. Découvrez quelques images de l’exposition de Marion Fayolle à la Fondation Bullukian, ainsi qu’une photo de l’article paru dans Lyon Capitale. Les photographies ont été prises par Caroline Capelle Tourn et l’article écrit par la journaliste Alexandrine Dhainaut.
Plus d’images de Marion Fayolle.

Lyon Capitale
Article retraçant le parcours de Marion Fayolle dans le numéro de Juillet 2014 de Lyon Capitale.

L’Illustrissime Parisianer

L’évènement de cette fin d’année, vous le savez peut-être déjà, c’est l’exposition The Parisianer qui se tiendra du 20 au 23 décembre 2013, de 14h à 20h à La Galerie de la Cité Internationale des Arts (13, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris). En attendant le livre aux Éditions Michel Lagarde en mars 2014 et le vernissage de l’expo jeudi 19 décembre, nous vous avons préparé un petit florilège de couvertures imaginaires réalisées par les illustrateurs de l’agence. Régalez-vous…

Marion Fayolle

Icinori

Jean Jullien

Yann Kebbi

Gwendal Le Bec

Quentin Vijoux

Olimpia Zagnoli

Crédit The Parisianer : Aurélie Pollet et Michael Prigent co-directeurs de l’association La Lettre P que vous pouvez soutenir via kisskissbankbank

Nous remercions aussi chaleureusement Daniel Wormeringer de chez Arctic Paper et Hervé de Buyer (société de Buyer) pour leur soutien au projet.

Marion Fayolle en dédicace au Monte en L’air

C’est le Grand Soir ce soir (jeudi 24 octobre 2013) au Monte-en-l’air où Marion Fayolle sera en dédicace pour la sortie du tant attendu La Tendresse des Pierres aux éditions Magnani.

Rendez-vous au 71 rue de Ménilmontant à partir de 18h30, attention au retard car à partir de 19h débutera la projection du documentaire sur la genèse de ce projet réalisé par Augustin Aubé. Retrouvez aussi l’article sur et par Marion Fayolle dans le dernier numéro de Studio.

Marion Fayolle chez Illustrissimo

Marion Fayolle, jeune diplômée de la dernière promotion de l’excellente École des Arts Décoratifs de Strasbourg vient de nous rejoindre. A la veille de la parution de son premier livre L’homme en Pièces  et d’une exposition à la galerie des Arts Graphiques en octobre, nous vous proposons un entretien et un petit film, premier d’une nouvelle série d’interviews filmées. L’arrivée d’un nouveau dossier à l’agence est toujours un petit événement et le travail de Marion Fayolle ne devrait pas laisser indifférent les amateurs de belles images qui font sens! Chaque jour dans la jungle des candidatures d’illustrateurs, nous essayons d’extraire le meilleur. Une nouvelle étoile est née, nous vous donnons rendez-vous le 20 octobre pour son vernissage, rue Dante à Paris.

Marion Fayolle

Marion Fayolle devant la Galerie des Arts Graphiques pour sa première exposition qui se tiendra du 20 octobre au 19 novembre 2011.

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Marion Fayolle chez Illustrissimo. Film réalisé par Emilie Pigeard, 2011.

“La toilette”, “L’homme en pièces” Marion Fayolle

« La toilette » – « L’homme en pièces » Marion Fayolle

Illustrissimo: Bonjour Marion, tu t’installes à Paris en septembre avec une double actualité: ton book chez Illustrissimo et la parution de ton premier livre L’Homme en pièces, aux Éditions Michel Lagarde le 24 octobre. Comment appréhendes-tu ces premiers pas dans ton nouveau métier d’auteur et d’illustratrice?

Marion Fayolle: Je viens tout juste d’arriver à Paris après cinq années aux Arts Décoratifs de Strasbourg. C’est un grand changement! Je suis à la fois remplie d’appréhension et très excitée à l’idée d’avoir terminé mes études et de me confronter à la vie active. La sortie de mon livre L’Homme en pièces et mon entrée dans l’agence Illustrissimo me donnent beaucoup d’élan et d’envies pour la suite. J’ai tellement hâte d’avoir entre les mains mon premier livre, de le savoir en librairie. C’est un projet vraiment important pour moi sur lequel j’ai passé un temps fou et qui représente à la fois l’aboutissement de mon apprentissage à Strasbourg et le début de ma carrière d’illustratrice. Je brûle d’impatience à l’idée de créer de nouveaux livres, de réfléchir à de nouveaux systèmes narratifs, d’écrire et de dessiner mais aussi de réussir à répondre à des commandes en utilisant au mieux les singularités de mon travail. Je me sens à un moment charnière et c’est, avouons-le, aussi enthousiasmant qu’angoissant!

 “Oiseaux”, Marion Fayolle

« Oiseaux », Marion Fayolle – « L’Homme en pièces » Editions Michel Lagarde.

Illustrissimo: Tes premières illustrations sont parues dans la Revue XXI et Paris Mômes. Quelles sont tes influences ou tes inspirations graphiques et littéraires?

Marion Fayolle: J’ai décidé de faire de l’illustration et de la bande dessinée alors qu’à priori, je n’aime pas vraiment la bande dessinée et c’est risible mais j’en ai rarement lu! Je m’intéresse davantage à la littérature, au cinéma ou au spectacle vivant. Les Contes de la folie ordinaires de Bukowski, les nouvelles de Topor, Les Métamorphoses d’Ovide, Le Portrait ovale de Poe sont autant de récits qui nourrissent ma pratique. J’aime aussi le cinéma de la Nouvelle Vague, les films de Truffaut et Rohmer. Puis, les paroles des chansons de Gainsbourg, de Brassens… Depuis mon passage aux Arts Décoratifs, j’ai tout de même appris à m’intéresser davantage à la Bande Dessinée et à l’illustration. J’ai découvert le travail d’Anna Sommer, de Ludovic Debeurme, de Jean Lecointre et de Paul Cox. Puis, j’aime les images anciennes, les vieilles gravures, les miniatures persanes, l’imagerie populaire.

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Couverture « Paris Mômes », Septembre 2011 par Marion Fayolle

Illustrissimo: Tu fais partie des créateurs de la revue Nyctalope. Quel est l’objet de ce collectif d’auteurs?

Marion Fayolle: Oui, je fais partie du noyau dur de la revue Nyctalope avec Simon Roussin et Matthias Malingrey. C’est une aventure importante pour nous trois. L’idée de Nyctalope est avant tout de promouvoir les productions d’une vingtaine d’auteurs illustrateurs dont nous aimons le travail. Nous proposons aux participants de créer, sans contrainte thématique, une histoire ou une série d’images. Nyctalope devient alors un lieu d’expérimentation, un laboratoire. Nous souhaitons promouvoir des projets insolites, intelligents, qui interrogent les rapports texte image, qui jouent avec les codes, qui surprennent, fascinent ou même déroutent. Nyctalope c’est aussi une vitrine puisque nous sommes sur les grands salons : Angoulème, Lausanne, Montreuil et que des exemplaires sont déposés dans des librairies spécialisées. Nous espérons que la revue prendra de plus en plus d’ampleur et saura survivre à la fin de l’école et à la dispersion des illustrateurs.

 Revue “Nyctalope” Numéro 3, Marion Fayolle

Revue « Nyctalope » Numéro 3, Couverture Marion Fayolle

Illustrissimo: Peux-tu nous parler de ton premier livre L’Homme en pièces, de ton sujet de diplôme et de l’exposition à venir à la Galerie des Arts Graphiques?

Marion Fayolle: Mon livre L’Homme en pièces est un recueil de courtes histoires muettes. C’est la première fois que j’essaie de faire de la bande dessinée. Il n’y a ni case, ni bulle. Juste des successions de petites silhouettes. Les histoires se lisent comme des phrases et les récits sont somme de courts poèmes en images. Mes personnages évoluent dans un univers à la fois surréaliste et absurde. Ils sont comme des pantins, des mimes et jouent devant nous de curieux numéros. Les parents arrosent leur enfant pour le faire grandir plus vite, les hommes se font allumer comme des bougies et fondent comme de la cire, les femmes s’effacent en faisant leur toilette, les maris rentrent le soir les mains tachées par les robes d’autres filles. Dans ce livre, je m’amuse beaucoup des rapports de couples, des grands sentiments humains. Les histoires sont à la fois cruelles et drôles. La jeune femme plante un arbre, l’arrose, l’aide à grandir pour pouvoir ensuite s’y pendre comme si consciemment elle avait fabriqué l’objet de sa chute.

 Marion Fayolle

« La voyageuse », Marion Fayolle – « L’Homme en pièces » Editions Michel Lagarde.

Les personnages ne sont pas hésitants, leur actions sont simples. Ils se répètent comme des motifs. Les corps sont sans cesse décalqués. Seules les coiffures et les vêtements permettent d’identifier et de différencier les acteurs. C’est un projet, je pense, singulier et très personnel. J’espère qu’il plaira et je remercie Didier Semin, professeur d’histoire de l’art à l’École des Beaux Arts de Paris pour sa préface et la justesse de son analyse. Le lancement de mon livre se fera à la Galerie des Arts Graphiques, rue Dante à Paris. Cette exposition sera aussi l’occasion pour moi de montrer mes originaux et d’exposer une sélection de planches puisque chaque image est réalisée à la main selon un procédé de tampon proche de l’estampe ou de la sérigraphie.

“Ados”, Marion Fayolle

« Ados », Marion Fayolle