Archives pour la catégorie Paris

L’Illustrissime Parisianer

L’évènement de cette fin d’année, vous le savez peut-être déjà, c’est l’exposition The Parisianer qui se tiendra du 20 au 23 décembre 2013, de 14h à 20h à La Galerie de la Cité Internationale des Arts (13, rue de l’Hôtel de Ville 75004 Paris). En attendant le livre aux Éditions Michel Lagarde en mars 2014 et le vernissage de l’expo jeudi 19 décembre, nous vous avons préparé un petit florilège de couvertures imaginaires réalisées par les illustrateurs de l’agence. Régalez-vous…

Marion Fayolle

Icinori

Jean Jullien

Yann Kebbi

Gwendal Le Bec

Quentin Vijoux

Olimpia Zagnoli

Crédit The Parisianer : Aurélie Pollet et Michael Prigent co-directeurs de l’association La Lettre P que vous pouvez soutenir via kisskissbankbank

Nous remercions aussi chaleureusement Daniel Wormeringer de chez Arctic Paper et Hervé de Buyer (société de Buyer) pour leur soutien au projet.

Emmanuel Romeuf: illustrateur et DA

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Autoportrait, Emmanuel Romeuf

Emmanuel Romeuf, nouveau venu chez Illustrissimo, a la particularité d’assumer sa double casquette de directeur artistique et d’illustrateur… et est toujours tenté par la bande dessinée. Il démarre professionnellement en 2006 avec deux camarades de classe de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg, sous le label « Mademoiselle, Messieurs ». En 2009, il délaisse le « côté bucolique » de la cité lyonnaise pour affronter le grand rush parisien. Élevé au bon air des Alpes , la nature fait partie de ses inspirations. La synthèse s’opère et un grand vent d’air frais souffle sur ses créations. Une interview pour fêter le printemps!

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 « Voeux 2009 », Emmanuel Romeuf

Illustrissimo: Bonjour Emmanuel. Tu as la particularité de mêler un travail de directeur artistique à un travail d’illustrateur
Comment arrives tu à concilier les deux dans ta démarche commerciale ?

Emmanuel Romeuf: Je considère mon profil atypique comme un atout. Avant, j’avais conscience que l’on me proposait soit des projets d’illustration soit des projets de graphisme. Mais petit à petit, je me rend compte qu’on fait appel à moi car je manie le dessin et que je suis capable de l’intégrer dans mes projets de graphisme, et inversement. Du coup, avec cette double casquette, mes commandes s’orientent en conséquence. Par exemple,  je travaille beaucoup sur des projets d’identité visuelle car la création de signes demande une maitrise de la typo mais aussi celle du dessin. J’ai aussi beaucoup de commandes en packaging en ce moment. Je pense que c’est la même chose, le pack doit avoir l’immédiateté d’une image et les contraintes de hiérarchie de l’information. Aujourd’hui, dans ma démarche commerciale, je préfère me présenter comme directeur artistique, tout en sachant que mes réponses sont souvent en étroite relation avec l’illustration. Sur du long terme, j’aimerai tirer profit de cette singularité.

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 « Nobrow 3 », Emmanuel Romeuf

Illustrissimo:  Y’a t’il une image, ou des maîtres qui ont servi de déclic à ton envie de dessiner ?

Emmanuel Romeuf: Des initiateurs? Oui. Je pense à des gens comme Cassandre ou le Push Pin studio. Ce sont des profils qui on su s’épanouir dans leur production avec une diversité bluffante. Affiche, logotype, mise en page, dessin de caractères, leurs réponses sont souvent dessinées/illustrées. Avec mon parcours, je pense qu’il y a eut comme un déclic. Après mon BTS Communication visuelle à Lyon, je suis allé aux Arts Déco de Strasbourg en illustration. Dans mon bagage: mise en page, logo, typo, bref, l’attirail du graphiste, mais aussi narration, composition d’une image, maitrise du dessin, bref, le fourbi de l’illustrateur. Pendant mes études, j’étais un peu perdu au milieu de tout ça. Alors, sur l’exemple de Cassandre ou du Push Pin studio, j’ai décidé de tout mélanger, de prendre mon « sac » et de le secouer dans tout les sens. Aujourd’hui, je n’essaye pas de remettre de l’ordre dans tout ça, au contraire, j’aime cette transversalité, cette liberté de n’avoir aucune étiquette voir uniquement celle d’un homme curieux.

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  « La Piscine, Cosmetics », Emmanuel Romeuf

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 « La Piscine », Emmanuel Romeuf

Illustrissimo:  Quelle est l’image ou la commande qui synthétiserait le mieux ton travail à ce jour ?

Emmanuel Romeuf: Je pense à un de mes premiers projets en tant que free-lance, la conception de l’identité visuelle de la marque de prêt à porter La Piscine. La première étape était de concevoir un logo pour la marque, quelque chose de sobre et intemporel pouvant résister aux années qui passent et aux collections qui s’enchainent. Ensuite j’ai réfléchi aux supports de communication qui se sont très vite orientés vers de l’illustration après quelques essais de shooting photos non concluant. Avec le nom de la marque (la Piscine), j’avais un terrain de jeux unique pour faire mes illustrations. Alors j’ai compris que cela pouvait devenir identitaire. J’ai réalisé 4 illustrations en jouant avec les formes et le sens tout en essayant de trouver le bon ton. Aujourd’hui après plusieurs années, j’ai toujours la même affection ces illustrations. Et enfin, pour ses invitations aux défilés, j’ai développé un vocabulaire graphique abstrait facilement déclinable afin de contrebalancer le coté illustratif des supports de com. Au final, mon expertise de direction artistique m’a conduit vers des solutions utilisant l’illustration. Je pense que ça me ressemble bien…

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 « Voeux 2011 », Emmanuel Romeuf

 Illustrissimo: Quelle est ton actualité du moment ?

Emmanuel Romeuf: J’ai pas mal de projets qui sont en train de se finaliser actuellement:  3 différents projets de packs pour L’Oréal devrait sortir bientôt, illustration pour le lookbook de Eatable of Many Orders, un label de mode Japonais (inquiétant ce qui se passe au Japon d’ailleurs…), je travaille aussi avec Mathieu Lehanneur sur un projet d’identité visuelle et packaging pour une marque de cosmétique, et d’autres commandes arrivent qui ont l’air très intéressantes (dont la création d’un monogramme pour une grande marque de cosmétique). En ce moment, j’ai l’impression qu’on me contacte plus régulièrement pour de la DA et des projets d’identité visuelle. Je rêve de travailler sur des affiches avec de l’illustration pour mes prochains projets ou revenir à des projets auto commandité. Pourquoi pas un expo personnelle… On verra bien ce que l’avenir nous réserve !

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 « Wallpaper », Emmanuel Romeuf

Impossible

A l’impossible nul n’est tenu, et c’est justement le pari du trio Dupuy-Berberian-Ghosn (Les Dubergho) de réunir les meilleurs dessins de la revue du même nom qu’ils coéditent avec Artfactory, le maitre d’œuvre de l’exposition qui se tient en ce moment même chez Ofr.

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Illustration originale de Charles Berberian

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Charles Berberian, Philippe Dupuy et Joseph Ghosn L’idée (si j’ai bien compris) et de dessiner un son (impossible) et d’explorer les frontières entre la musique et le dessin. Vous en saurez plus en lisant ceci:

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Le vendredi 18 juin, une performance très attendue sur la machine a dessiner des sons actuellement en construction par Philippe Dupuy le bricoleur génial du trio et signature de « Constellations » le numéro double du journal par Joseph Ghosn (un ancien des Inrocks dont je vous recommande le blog) et Charles Berberian (le musicien de la bande).

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Il restera peut-être quelques dessins à vendre, et des exemplaires de la revue (dont le numéro 4 est épuisé, avis aux retardataires).

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Le même soir se tient à la Cité de l’Architecture l’exposition « Archi & Bd, La Ville Dessinée« , dont je vous reparle très bientôt!

Jacques Floret au Salon Chic Dessin

Jacques Floret est représenté par Lezilus pour son travail d’illustrateur. On peut admirer ses dessins de temps en temps à la galerie du jour agnès b. et au Point Éphémère. Une rencontre au salon Chic Dessin, qui s’est tenu à l’Atelier Richelieu du 26 au 29 au mars 2010, me donne une bonne occasion de lui poser deux-trois questions au débotté. Illustrissimo: Qui es-tu Jacques Floret? Jacques Floret: Euh… je ne sais pas. Je n’y pense jamais. Qu’est-ce que je fais? Disons que je dessine, comme beaucoup. Et ça me prend pas mal de temps… Et pour être plus complet, j’aime les musées vides et marcher dans les rues.

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Jacques Floret au Salon du Dessin (© Pierre Antoine) Illustrissimo: Peux-tu nous parler de ta dernière série d’images exposées au Salon Chic Dessin? Jacques Floret: A l’origine, c’est un livre qui s’intitule Oh! le bel été. Il est paru aux Éditions Derrière la salle de bains, fin 2009. Il est quelque chose comme Pierre Louÿs + un mode d’emploi IKEA. Tous les dessins y sont pornographiques. Mais un rectangle rouge cache les sexes. C’est encore mieux. J’aime l’autocensure quand elle est graphique.

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© Jacques Floret Ensuite, Frédérique Magal du Point Ephémère a eu l’idée de confronter, lors du salon, cette série aux nouveaux dessins érotiques de Liberatore. Pour l’occasion, j’ai donc tout redessiné à l’identique, mais en plus grand. Et puis après, eh bien, j’ai dédicacé quelques livres, le bras d’un inconnu et le soutien-gorge d’une jeune fille un peu ivre. C’était le soir du vernissage. C’était facile.

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© Jacques Floret Illustrissimo: Quelle différence fais-tu entre ton travail d’illustrateur pour la commande et d’artiste pour la galerie? Jacques Floret: Eh bien, lorsque je travaille comme illustrateur, je sais que mon dessin a pour finalité d’être reproduit. Et puis, je peux avoir de nombreuses contraintes et je me dois de les respecter. Je dois être efficace. Si on me demande de dessiner le cheval bleu d’Henri IV, je dessine le cheval bleu d’Henri IV.

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© Jacques Floret Tandis que lorsque j’expose dans un lieu d’art, je ne suis pas sûr de savoir de quoi je parle. Par exemple, je décalque souvent des images. Oui, je dessine de manière mécanique, avec un stylo bille 4 couleurs, sur du papier A4, un chien, un enfant, un carré ou etc. Aucune trace de virtuosité. Comme disait Machin, le talent est l’un des moyens les plus sûrs d’échouer. Et puis voilà. Illustrissimo: Voilà quoi? Jacques Floret: Voilà Illustrissimo: Oh, vraiment? Jacques Floret: Oui. (Long silence.) Tu ajouteras peut-être quelque part l’adresse qui permet de commander Oh! le bel été? Illustrissimo: Oui. http://web.me.com/dagoit/derrierelasalledebains/Livres_dimages.html

9,90 euros à la Galerie des Arts Graphiques

Il y a quelques années, avant le passage à l’euro, Frédéric Beigbeider faisait un malheur avec 99 francs. Hier soir, c’est François-Régis Houel qui, avec 9,90 euros déchaînait les passions d’une foule d’amateurs de dessins.

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Carton d’invitation

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Méli-Mélo (collection Alain Lachartre) L’ouverture du rideau de fer était fixée à 18 heures précises, en quelques minutes les plus belles pièces s’envolaient dans les mains de quelques amateurs éclairés, avides de remplir leur hotte avec les meilleurs dessins des 9 auteurs invités.

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Martin Jarrie Parmi ceux qui ont réellement joué le jeu en offrant (à ce prix-là , c’est le mot) de magnifiques petites peintures. Le grand vainqueur est sans doute Martin Jarrie suivi de près du tiercé François Roca, Gérard DuBois et Jean-François Martin.

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Le mur de portraits de François Roca Le public présent ne s’y est pas trompé, il a fallu moins de vingt minutes pour détacher leur murs de petites peintures. Martin Jarrie a choisi de s’attaquer à une montagne en présentant des peintures toutes différentes et toutes intéressantes, François Roca a opté pour une série de 100 portraits de grande classe, j’ai à peine eu le temps d’apercevoir le travail de Gérard DuBois et aperçu le mur de Jean François Martin qui a eu l’audace de « censurer » une centaine de dessins en les recouvrant par des tâches noires du plus bel effet.

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Charlotte Gastaut Remarquons également les silhouettes graciles sur les petits papiers de Charlotte Gastaut, les feuilles tamponnées de Serge Bloch, les collages de Serge Ricco et les jolis petits croquis de l’espagnole Carmen Segovia.

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Méli-mélo (collection Alain Lachartre) Une très belle soirée qui réunissait la quasi totalité des habitués du petit monde de l’illustration parisien! Un grand merci à Alain Lachartre pour les photos, vous pourrez en trouver d’autres sur cette soirée sur sa page facebook.

Winter Show à l’Espace Beaurepaire

Dans la presse, on appelle ça les marronniers. En général, ça parle d’immobilier, des très riches, des franc-maçons ou des nains de jardin. Dans un blog consacré à l’illustration, difficile de faire l’impasse sur le Salon de Montreuil, ou le désormais traditionnel Winter Show organisé par le duo d’Arts Factory.

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Vitrine Expo Arts Factory « Winter Show » Le programme 2010 est des plus alléchants, la partie des classiques s’articule autour de Rocco (qui signe le carton de l’exposition), de Killoffer (qui signe des sérigraphies incroyablement belles) et de Blexbolex (qui lui signe le onzième numéro des cahiers de la collection « Dans la marge »).

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Tirages numériques de Rocco

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Deux sérigraphies de Killoffer

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Les portraits « Dans la Marge » de Blexbolex Coté découverte, les filles de la bande à Laurent et Effi ne sont pas mal non plus. Il faudra désormais compter avec la toulousaine Amandine Urruty, la Suédoise de Paris Anna Karlson, ou encore avec Camille Lavaud et la fidèle Véronique Dorey.

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Le programme complet est sur leur site, il ne vous reste plus qu’à vous rendre dans le Beaurepaire de la rue du même nom avant le 12 décembre. Les deux sérigraphies de Killoffer présentées ici, sont à vendre 180 euros pièce. ll y en a 6 autres à découvrir sur place à des prix tout doux. Exposition du 25 novembre au 12 décembre 2009 Espace beaurepaire – 28 rue beaurepaire 75010 paris Tous les jours 12h30-19h30 – métro : république http://www.artsfactory.net