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TOM SCHAMP présente la pochette de Louis de Mieulle

L’illustrateur Tom Schamp revient pour Illustrissimo sur son travail pour la pochette de l’album de jazz de Louis de Mieulle.

illustration tom schamp

Comment en es-tu venu à travailler avec Louis de Mieulle ?
Tout a commencé lorsque j’ai été contacté par le très sympathique Stefan Liberski. Stefan est un écrivain et réalisateur, également membre du groupe d’humoristes belges Les Snuls (l’équivalent des Monty Python à Bruxelles). Il est par ailleurs le papa du (petit) label de jazz bruxellois Dalang Records qui édite l’album de Louis de Mieulle. Casimir Liberski (co-fondateur du label et fils de Stefan) joue par ailleurs du piano sur cet album. Il m’a fait écouter la musique un vendredi soir juste avant les vacances d’automne. J’ai tout de suite été inspiré et je me suis mis à dessiner quatre images qui me semblaient retranscrire l’ambiance de l’album. On y parle de plantes, de planètes et de mega-insectes un peu New Age mais sans danger pour la santé.

album de Louis de Mieulle
Les quatre propositions de Tom Schamp pour la pochette de l’album de Louis de Mieulle.

Peux-tu nous parler de la manière dont tu as travaillé sur cette pochette ?
Après avoir écouté l’album, j’ai donc proposé quatre pistes visuelles. Ils ont choisi la quatrième, qui était également ma préférée. Le but lorsque tu fais plusieurs propositions, c’est d’amener le client à choisir celle que tu préfères… D’un point de vue technique ces images sont des Otto-collages. J’entends par là que ces images sont des pots-pourris combinant plein d’éléments que j’avais peint pour d’autres projets et qui prennent un sens complètement différent lorsqu’ils sont présentés dans un nouveau contexte.

Stars, Plants and Bugs
Maquette du digipack de l’album Stars, Plants and Bugs.

Dans quelle mesure as-tu été inspiré par la musique de l’album lors de la création de cette pochette ?
La musique de l’album m’a beaucoup inspiré. C’est un mix entre du jazz et le genre de rock progressif qui m’inspirait déjà à l’école des arts il y a 20 ans (dans la lignée de King Crimson et consorts). Après avoir assisté à un concert de Louis & Casimir (avec un batteur) à Bruxelles, j’ai apprécié l’album encore davantage. On dirait deux frères qui partagent le même sens du rythme et surtout de la mélodie, ce qui me semble plutôt rare de nos jours.

pochette intérieure de l'album
Éléments de la pochette intérieure de l’album.

Peux-tu nous parler de la place que tient la Nature dans ton travail ?
En général mes illustrations représentent plutôt des éléments issus de la Civilisation, que ce soit des villes, des voitures ou des humains dans tous leurs états. Ceci dit j’ai comme tout le monde une certaine attirance pour la Nature (je suis peut-être même un peu romantique). Dans ces dessins pour l’album de Louis de Mieulle, je me suis intéressé aux rapports micro-macro, avec des éléments énormes réduits jusqu’à la plus petite échelle et vice-versa.

atelier de Tom Schamp
Aperçu général des projets en cours de réalisation dans l’atelier de Tom Schamp.

Cet intérêt pour la Nature est-il quelque chose que tu souhaite développer dans ton travail ?
Tout à fait. En fait en ce moment je suis toujours en plein dans la Nature. Actuellement je travaille sur un livre qui racontera la vie d’un arbre. Ceux que cela intéresse peuvent découvrir mes dernieres actualités sur ma page Facebook.

encyclopédie destinée aux enfants

tom schamp
Extrait du travail de Tom Schamp sur une encyclopédie destinée aux enfants.

Sur quoi penses-tu travailler lorsque tes projets actuels seront terminés ?
Lorsque j’aurai terminé mes projets en cours, je continuerai un travail sur une petite encyclopédie pour enfants. Le livre n’a pas de prétention scientifique, mais offre beaucoup d’amour à l’instar des livres que Richard Scarry nous a offert quand on étions petit.

Nappes de table
Nappes de table par Tom Schamp.

J’ai récemment terminé quelques projets d’objets utilitaires comme cette nappe de table (que j’annonçais déjà dans notre entretien précédent). Il y a également le packaging de délicieux biscuits bruxellois et une affiche pour un évènement, qui se déroule quelque part en Bourgogne si je ne me trompe pas… Mais tout ça, ce sera l’occasion d’un futur entretien sur le blog d’Illustrissimo !

Rendez-Vous Des Picolis
Affiche du Rendez-Vous Des Picolis à l’Espace des Arts de Chalons-Sur-Saône.

Plus d’images de Tom Schamp .

Les portraits de MARTIN JARRIE

Martin Jarrie revient pour nous sur son exposition La Vie Des Gens, et nous parle plus largement de son goût pour les portraits.

Portrait de philippe par Martin Jarrie

Quelles sont les particularités de tes portraits ?
Ce sont des portraits réalistes, finalement assez classiques. J’ai toujours aimé les portraits dans la peinture, de Piero Della Francesca à Lucian Freud en passant par Ingres. Pour ma part j’aime faire des portraits cadrés très serrés. Je veux que le visage occupe presque tout l’espace, que sa présence agrippe le regard.

Portrait pour La Vie Des Gens

Comment travailles-tu lorsque tu réalises un portrait ?
En ce qui concerne ceux qui figurent dans « La Vie des Gens », ce sont des personnes que j’ai rencontrées. J’ai passé un moment avec elles, parler, pris des photos de face, de profil à la lumière du jour.
J’ai ensuite peint dans mon atelier à partir de toutes ces photos. Je gardais en tête le souvenir de la rencontre, et c’était important dans la réalisation. Peindre ces visages, c’était comme prolonger la conversation en tête à tête…
Depuis j’ai fait d’autres portraits (pour L’Obs par exemple) en partant de photos qu’on m’avait envoyées.

enfant en peinture

Y a t-il une différence entre le fait de dessiner un objet et le fait de dessiner un personnage ?
Il y a quelque chose de très troublant et excitant dans le fait de peindre le visage d’une personne, dans la tentative de saisir le vif, de le rendre présent. J’éprouve quelque chose d’assez comparable quand je peins des fruits, des légumes (ou des fleurs) que j’ai sous les yeux.
Par ailleurs, qu’il s’agisse d’un portrait ou d’un objet, mon désir est que le sujet happe le regard.
Dans le cas de « La Vie des Gens », j’ai souhaité une sorte de dialogue intriguant, étrange entre un portrait et un objet choisi par la personne représentée.

Peinture de martin jarrie

Peux-tu nous justement en dire un peu plus sur ta récente exposition La Vie Des Gens ?
Les portraits dans « La Vie des Gens » on d’abord été exposés à Saint-Gratien pendant trois mois. J’avais décidé de les réaliser à l’occasion d’une résidence proposée par la ville.
Plus récemment, ils ont été exposés à Mouans-Sartoux à l’occasion du salon du livre. L’accrochage était différent. Les peintures marouflées sur un bois très épais ressemblent à des boîtes posées sur des socles. Les visiteurs pouvaient ainsi circuler entre les peintures devenues totems.

couverture du magazine XXI

Comment se fait le choix des gens que tu dessines ?
A Saint-Gratien, où je ne connaissais personne, j’ai demandé à quelqu’un qui travaille au service culturel de la ville de choisir des gens de différents âges, de différents milieux et origines. Il m’est arrivé depuis de faire des portraits sur commande. Tous les visages sont intéressants !

couverture du livre La Vie Des Gens avec des textes de François Morel

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Entre les travaux pour la presse (L’Obs, le NY Times Book Review, les Echos, XXI…), l’édition et autres, je prépare une exposition qui aura lieu dans quelques mois à la galerie Artitude à Bruxelles.
À noter que La Vie des Gens est disponible en format livre aux éditions Les Fourmis Rouges avec des textes de François Morel.
Plus d’images de Martin Jarrie .

L’interview de Gwendal Le Bec

Le blog d’Illustrissimo: Bonjour Gwendal, tu viens de remporter le prix des pépites de l’album au dernier Salon du Livre Jeunesse de Montreuil, pour ton premier livre en tant qu’auteur complet. Peux-tu nous parler de la genèse du Roi des oiseaux, de tes partis pris graphiques de travailler en 2 couleurs ?

Gwendal Le Bec: Quand on était petits (je dis « on » parce que j’inclus là mes frères et sœurs) notre père nous racontait des histoires tous les soirs avant d’aller nous coucher. En général il nous lisait des livres qui, pour un grand nombre d’entre eux, restent très important pour moi encore aujourd’hui, mais parfois il nous racontait d’autres histoires. Celle du Roi des oiseaux était l’une d’entre elles. Elle revenait de temps en temps sous différentes formes. Mon père tenait cette histoire de son père, qui jouait le même rôle bien des années avant. Je pense que ça a aidé à lui donner un statut particulier dans mon esprit. Je ne me souviens plus quand cette volonté d’adapter cette histoire m’est venue, mais il y a un moment où ça c’est imposé. Je ne me souvenais plus dans les détails ce que mon père me racontait, de toutes façons ça changeait à chaque fois, j’ai donc choisi de n’en garder que la structure et de réécrire le reste à ma manière.

Le Roi des oiseaux, Albin Michel

Au niveau du dessin, j’ai voulu mettre l’accent sur les oiseaux, j’ai donc gommé au maximum les décors pour avoir quelque chose de théâtral dans la simplicité. Ayant sur chaque pages un profusion d’oiseaux il était hors de question que je leur donne à chacun leur couleurs, le dessin aurait perdu en subtilité. La bichromie s’est donc imposée, ça n’est pas une posture de ma part. Mais j’aime beaucoup les livres en bichromie, ça se faisait beaucoup dans les années 70, et même toujours aujourd’hui, il n’y a rien de très original là dedans.

Quel est l’impact d’un tel prix pour toi ?

Recevoir le prix à Montreuil était une grande surprise, je ne me rend toujours pas bien compte de ce que ça signifie, je crois que c’est une assez grande reconnaissance dans la profession mais ça ne me fait pas dire pour autant que je n’ai plus rien à apprendre, bien au contraire… Je n’en suis qu’au tout début, alors si ce prix peux me donner un coup de pouce c’est très bien.

Cartoon

Le blog d’Illustrissimo: Comment envisages-tu la suite en tant qu’auteur jeunesse ou illustrateur ?

Gwendal Lebec: Je ne me considère pas comme un auteur jeunesse en particulier, différentes opportunités ont fait que je me suis pour l’instant plus affiché dans la jeunesse, mais l’illustration adulte m’intéresse tout autant. Le problème avec ce métier, c’est que les gens ont du mal à vous projeter dans autre chose, quand vous faites de la jeunesse, on ne va pas vous contacter pour de la presse ou autre, il faut montrer par soi-même qu’on est capable de le faire. Je n’ai pas établi de plan de carrière, je n’ai donc aucune idée de ce qui va se passer, ça dépendra de mes envies sur le moment et des opportunités. J’ai tout un tas de projets qui attendent patiemment que je leur consacre du temps, des livres jeunesse, mais aussi des projets de bandes dessinées auxquels je tiens beaucoup. Vous l’aurez compris, la narration m’intéresse particulièrement, mais j’aimerais aussi me pencher vers des choses purement graphiques, je pense qu’il serait intéressant pour moi de balancer entre les deux. Et puis la presse bien sûr…

Tibet on fire, News of the time

Le blog d’Illustrissimo: Tu viens de créer avec ton frère Yann Le Bec et Jean Jullien, News of the time: un blog graphique consacré à l’actualité. Peux-tu présenter ton équipe et comment vous vous répartissez les sujets et votre angle d’attaque pour traiter les informations ?

Gwendal Le Bec: À la base c’est un projet que Yann et Jean avaient ensemble, ils voulaient trouver un moyen de collaborer sur quelque chose et sont tous les deux intéressés par une approche politique de l’illustration. Ils ont donc commencé ce blog en janvier dernier en choisissant des articles à illustrer dans différents journaux anglophones sur internet (on vit tous les trois à Londres et il est de toutes façons plus intéressant de le faire en anglais pour avoir une portée internationale). Les dessins sont parfois à caractère politique, parfois pas du tout, je pense qu’ils ont très vite trouvé une bonne balance entre les sujets importants et l’anecdotique, on ne peut pas non plus faire des dessins sur la Syrie tous les jours…

Je les ai rejoins en février parce que ça me rendait sacrément jaloux. On ne se fait pas de réunion éditoriale ; comme beaucoup de gens on lit les news tous les jours, on choisi donc dans le tas ce qu’on veut illustrer sans se concerter. Ça n’est que le début, mais ça tourne bien pour l’instant, je pense qu’on va regarder la chose évoluer et essayer de continuer dans cette lancée. Peut-être qu’à un moment on devra quitter le format blog pour avoir quelque chose de plus important, mais on verra ça avec le temps.
Dans tous les cas c’est un exercice qui me plait beaucoup.

Tibet on fire, News of the time

Le blog d’Illustrissimo: Tu rejoins l’agence Illustrissimo, en venant de Duperré, juste après Mathilde Nivet, Quentin Vijoux et Aki. Y aurait-il une pépinière de talents tentés par l’illustration dans une école plus tournée vers les métiers du design et de la mode ?

Gwendal Le Bec: C’est vrai qu’il n’y a pas de formation d’illustration à Duperré, mais je conseille à toute personne qui veut faire de l’illustration d’étudier autre chose. J’ai pour ma part étudié le graphisme, et je pense que ça m’a apporté une ouverture très importante pour ma pratique de l’illustration. Il est important de nourrir son travail par autre chose, que ce soit dans les arts visuels, la littérature ou les arts appliqués, on ne peut pas se cantonner à ne regarder que du dessin. Donc Je ne sais pas si Duperré en particulier est une pépinière de talents pour l’illustration, on trouve des gens doués dans toutes les écoles d’arts et pas seulement à Paris. Les Arts Déco de Strasbourg en sont un très bon exemple… L’important c’est d’être dans un environnement qui vous ouvre d’autres portes!

Un bois, à paraître chez Albin Michel Jeunesse

L’interview de Mathilde Nivet

L’illustratrice Mathilde Nivet a entamé une collaboration avec l’agence Saatchi pour une série d’annonces presse pour GDF Suez dont la première vient de paraître dans la presse. L’occasion pour nous d’une rencontre dans son atelier (film réalisé par Emilie Pigeard) et d’une interview sur son métier d’illustratrice spécialisée dans le papier découpé.

Le blog d’Illustrissimo: Tu as commencé une collaboration avec l’agence Saatchi et le photographe Ludovic Bollo pour une campagne au long cours GDF Suez. Peux tu nous expliquer comment a démarrer cette collaboration, et le processus de travail avec ce client ?
 
Mathilde Nivet: Cette collaboration a démarré cet été lorsque mon book a été retenu pour réaliser la nouvelle campagne presse GDF Suez. J’ai rapidement rencontré l’équipe de l’agence Saatchi qui m’a présenté une séries de croquis des différents visuels à produire. Le brief consistait à créer des maquettes représentant les différents concepts à illustrer. Pour chaque image, le processus est identique. Dans un premier temps, je propose une gamme d’échantillons de papier pour la réalisation des maquettes. Après validation, je commence la production des volumes qui est ensuite soumise aux critiques de l’agence et du client final. Je finalise ensuite ces images/volume qui sont enfin photographiées en studio par Ludovic Bollo, assisté par Martin Pietz. Cette journée en studio est un moment important car c’est le moment ou l’image prend corps, notamment grâce au fabuleux talent de Ludovic pour la lumière. La photo est ensuite soumise au client, retouchée, et finalisée avec l’ajout du slogan et de l’accroche. Elle est alors prête à être publiée.

Le blog d’Illustrissimo : Vers quel type d’univers souhaites-tu orienter ton travail, et peux-tu expliquer ta technique ?
 
Mathilde Nivet: J’ai plusieurs techniques. Je travaille soit en volume photographié comme évoqué avec GDF, soit en découpage classique de silhouettes que j’assemble pour créer une image « plate » qui peut être ensuite scannée ou photographié. Parfois, j’intègre également des photographie retouchées et découpés dans ma production. Enfin, il m’arrive aussi de dessiner sans utiliser de découpe, d’une façon plus traditionnelle. Une constante dans mon travail est certainement l’utilisation d’une gamme de couleur réduite et contrastée. J’aime particulièrement travailler avec trois couleurs max, dont le blanc.


 
Le blog d’Illustrissimo : Qu’est ce qui t’a donné l’envie de choisir ce médium, certains artistes t’ont t-ils influencé ou encouragé ?
 
Mathilde Nivet : Je suis venue au médium papier un peu par hasard lors de mes études de textiles en école d’art appliqué. Je m’étais intéressée au thème du courrier et de l’écriture, j’ai donc commencé à manipuler des enveloppes et petit à petit à explorer les multiples possibilités qu’offrait ce matériau. Maintenant, cela fait près de 10 ans que je travaille le papier et je ne m’en lasse pas. Peut être pour l’incroyable plasticité de ce matériau qui permet un passage constant entre 2D et 3D. Beaucoup d’artistes m’ont influencés mais ce sont surtout mes profs et mes clients qui m’ont encouragés. Parmi les artistes qui ont influencé mes recherches sur le papier ou le volumes, je citerai Bodys Isek Kingelez pour ses fabuleuses installations de villes, Lotte Reinigers pour ses films avec ses décors d’une rare précision, et l’artiste coréen Do Ho Suh et ces légères sculptures en soie. Concernant l’illustration et pour leur sens du détail, je suis très admirative des œuvres de Bruegel, d’Henry Darger, des dessins de Paul Cox, et plus récemment de Brecht Evens. Mais d’une façon générale, ce sont les Arts Décoratifs et leur histoire qui m’influencent le plus. Issue des Arts Appliqués, j’ai notamment suivi des cours d’histoire du textile qui forme un solide socle de références graphiques.

 

Le blog d’Illustrissimo : Tes projets personnels en ce début d’année 2012?

Mathilde Nivet : Trouver un bel atelier avec de supers collaborateurs.

A découvrir: le travail du photographe Ludovic Bollo: http://ludovicbollo.com/

Première annonce paru, illustration Mathilde Nivet, photographie Ludovic Bollo. Un grand merci à Marion Venot (Achat d’art) et Stéphanie Lefevre.

Expo Delpire à la Maison Européenne de la Photographie

Une exposition exceptionnelle consacrée à Robert Delpire se tient en ce moment même à la maison Européeenne de la Photographie. Après avoir été présentée une première fois à Arles, cet été, c’est sous le titre « Delpire et compagnie » que le voyage extraordinaire qui nous est proposé débute. Dès 23 ans, encore étudiant en médecine, il prend en charge la revue médicale « Neuf » (financée par des labos pharmaceutiques) dont il fera un véritable un laboratoire de talents et qui marquera le début de sa vocation d’éditeur.

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Logo de l’exposition « Delpire & Cie » Sur 4 niveaux, toutes les facettes de cet incroyable découvreur de talents, âgé de de 80 ans, s’étalent à leur aise. La liste de ses collaborateurs serait trop longue, mais j’en citerai tout de même quelques uns: les illustrateurs André François, Ronald Searle, Saul Steinberg, les photographes Robert Frank et Henri Cartier-Bresson, le réalisateur William Klein et tant d’autres encore…

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Portrait de Robert Delpire par André François

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Vu de la salle d’exposition dédiée aux illustrateurs Au sous sol, nous découvrons le Robert Delpire publicitaire de la rue de l’Abbaye en charge du budget Citroën pendant 15 ans, avec la complicité d’une équipe qui va du typographe Herb Lubalin, à Sarah Moon pour Cacharel (« C’est toi loulou ? ») Oui, c’est eux!

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Logos d’Herb Lubalin pour l’Agence Delpire

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Brochures pour Citroën par l’Agence Delpire Aux étages supérieur, c’est le Delpire éditeur d’images éclectiques. Citons, parmi ses livres pour enfants les plus célèbres: « Les larmes du crocodile » d’André François et l’édition française de « Max et les maxi monstres » de Maurice Sendak en 1967.

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Collection « Multibom » de Robert Delpire

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Collection « Encyclopédie Essentielle » de Robert Delpire Son plus célèbre coup d’éclat, eut lieu en 1958, avec l’édition devenue mythique des « Américains » de Robert Frank. Vous pourrez aussi découvrir dans l’exposition, un autre aspect essentiel du travail de Robert Delpire, en tant que galeriste et responsable du Centre National de le Photographie au Palais de Tokyo (nommé par le ministre de la Culture Jack Lang). Delpire participe en pionnier à la reconnaissance de la photographie dans les musées.

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Assemblages de cartons d’invitations de la Galerie Delpire  L’expo retrace un formidable parcours, celui d’une vie de découvreur passionné, toujours en activité, et dont l’éclectisme revendiqué s’avère d’une très grande cohérence. Je vous conseille les films projetés au sous-sol et notamment le film consacré à Delpire (52 minutes), réalisé en 2009 par sa compagne Sarah Moon. http://www.delpire.fr/ http://www.mep-fr.org

Chancay Dolls de Ludovic Bollo

Le photographe Ludovic Bollo, chine depuis des années sur le bitume parisien ses petites poupées péruviennes. Une exposition de ses tirages et un portfolio de 26 épreuves gélatino-argentiques réunies dans un coffret noir sont présentées à la galerie M. le Maudit. (Tirages effectués par Jean-Pascal Laux.) Dépêchez-vous, il ne reste que quelques jours et ses poupées émouvantes valent le détour. Loin de la mode ethnico-bobo-toc,voici une excellente idée de cadeau authentique de fin d’année pour faire plaisir à votre jolie poupée. Galerie M. Le Maudit 9 rue Gérano 75009 Paris Du 6 au 13 décembre 2008 de 14h à 19h. Fermeture le lundi

Carton d’invitation

Carton d’invitation de l’exposition

Photographie de Ludovic Bollo

Photographie de Ludovic Bollo

Photographie de Ludovic Bollo

Photographie de Ludovic Bollo