Archives pour la catégorie Presse

Illustrissimo dans l’Étapes de l’été

Le numéro 214 de l’excellent magazine Étapes a pour thème le dessin et l’illustration. Un dossier est consacré aux agent d’illustrateurs, avec deux doubles pour Illustrissimo. On ne pouvait passer à coté, ni bouder notre plaisir de se retrouver dans ce chic bimestriel.

Toujours dans le même numéro, vous retrouvez un dossier dévolu aux usages du dessin dont nous vous proposons ici un rapide aperçu.

crédit illustration Brecht Evens

crédit illustration Claude Courtecuisse

crédit illustration Antti Uotila

crédit illustration Annabelle Buxton

Icinori habille Dada

Pour son numéro de février, la revue Dada fait la part belle aux jeunes, alors qu’un article est consacré à Yann Kebbi c’est le tandem Icinori qui s’occupe de l’identité graphique de ce numéro consacré à L’Ukiyo-E. Un choix heureux comme nous le montre notre petit entretien…

Le numéro 180 de la revue Dada est consacré aux maitres de L’ukiyo-E. On trouve une forte influence de cet art dans votre travail, comment en avez-vous fait la découverte?

Le travail de l’estampe est bien évidemment important pour nous, et cela pour plusieurs raisons. Nous avons fait sa rencontre de façon triviale, Mayumi est d’origine japonaise, ce qui crée un lien particulier. Notre travail de recherche graphique est orientée sur l’exploration des éphemeras et de l’imagerie populaire, des liens et échanges entre elles, ainsi que sur les techniques d’impression très intimement liées à ces modes d’édition. Les estampes japonaises constitue l’un des pivots et des aboutissements les plus spectaculaires de cette imagerie populaire. Le sens de la retenue tout comme une perfection de la technique – on oublie souvent que derrière un Hiroshige ou un Hokusai, il y a plusieurs graveurs, coloristes, imprimeurs, éditeurs, la plus souvent anonymes, qui sont des acteurs essentiels de la qualité de ces images –

Quelle serait la nature de votre héritage des ces maitres de l’estampe, l’aspect contemplatif de la composition ou la technique? 

Pour nous l’illustration est un art de l’image reproduite, donc un jeu de contraintes entre le dessin et ses moyens reproducteurs, les estampes sont donc une référence clé pour notre travail de recherche – tout autant que l’imagerie d’Épinal ou les matchbox labels indiennes par exemple. Nous nous intéressons tout particulièrement aux périodes de frictions entre deux traditions, où une technique aboutie dérivant vers l’académisme est remise en cause par une imagerie venue de l’autre coté du monde, c’est ce qui s’est passé lorsque les impressionnistes ont découvert le monde flottant des estampes mais il s’est produit la même chose au Japon, lors de son ouverture sur l’occident, les peintres et graveurs ont découvert la vision européenne de la perspective, de la composition et ont tenté, avec enthousiasme et parfois naïveté maladroite de digérer cet art occidental. Ce sont les estampes issues de ce dialogue, entre maladresse et enthousiasme, déstabilisant une tradition qui commençait à s’assoupir dans une confortable perfection, qui nous intéresse le plus. Cela nous passionne probablement par l’écho fait à notre propre travail au sein d’Icinori, qui est la résultante d’un dialogue entre deux dessins et deux cultures très différentes. Nous avons besoin de ces modèles, la moitié de notre travail est dans la recherche et l’analyse à deux de ces références.

Dans le dossier de la revue, on peut lire que la filiation de l’estampe se retrouve jusque dans le manga. En êtes-vous lecteurs? 

 Nous sommes bien entendu des lecteurs de manga, ayant commencé par Dr Slump et Akira plus jeunes et achetons à présent beaucoup d’indépendants, issus souvent de la presse underground (et légendaire) Garo, l’ancêtre de AX – que Mayumi achète d’occasion lors de ses séjours au Japon, dans les quartiers des libraires de Jimbocho et Nakano broadway à Tokyo.

Une petite sélection de ce que nous avons relu dernièrement.

Raphael : Number Five de Matsumoto, L’école emportée de Kazuo Umezu, Tokyo Zombie de Hanakuma, tout Saito yunosuke , Akira et Nausicaa (en version papier) évidemment.

Mayumi : Poguri, La jeune fille aux camelias de Suehiro Maruo, Le jardin de Yokoyama aux éditions Matière, Tensui de Hanawa et Dr Slump – évidemment

Quelles sont vos actualités ou projets pour les mois à venir?

 Nous sommes justement en train de préparer des livres en Risographie de réédition d’images populaires que nous collectionnons. Sinon, nous travaillons en ce moment sur un conte japonais qui sortira en automne. Nous préparons des expositions, une notamment au Centre d’art à Lourdes en avril et une autre qui aura lieu pendant le festival de Sismics à Sierre.

 

Luis Grañena

Depuis le mois de septembre 2009 l’illustrateur Luis Grañena renouvelle le genre du portrait politique à la une de Libération. Comme l’avaient fait en leur temps les grandes gueules du Pilote des années 70 (Morchoisne, Mulatier Ricord). Il faudrait cette fois chercher du coté de Al Hirschfeld le grand caricaturiste américain ou encore vers le caricaturiste italien de Vanity Fair des années 30: Paolo Garetto. L’outil numérique apporte une touche de modernité, son trait élégant reste totalement intemporel. La parution de Bling permet de mettre en avant un certain nombre de ses meilleures caricatures politiques, dont la plupart ont été crées spécialement pour cet ouvrage.

Le blog d’Illustrissimo: Laissons la parole à Luis Grañena pour nous retracer son parcours, l’historique de Bling et ses projets.

Luis Grañena: Je suis illustrateur depuis  un certain nombre d’années  et depuis que  j’ai commencé à travailler avec le quotidien français Libération, ils me donnent quelques clés pour illustrer la vie politique française. Si j’ai quelques références de politique intérieure, je préfère me tenir éloigné de la politique en général, et je travaille sur de nombreux autres domaines. Michel Lagarde, mon agent parisien et depuis peu mon éditeur, a jugé bon de remettre en lumière mes dessins publiés dans Libération à l’approche des élections, j’ai donc du produire un certain nombre de nouvelles images pour coller au texte de Christophe Conte. Depuis que j’ai commencé a publier mes portraits, j’ai été contacté petit à petit par de nombreux autres journaux, je dois faire face à de nombreuses collaborations en même temps. C’est là, que les problèmes commencent ! Les quotidiens exigent une réponse rapide, je dois ainsi refuser des commandes en raison du manque de temps. Je préfère de manière générale travailler pour les hebdomadaires ou magazines qui me laissent deux ou trois jours pour travailler. En tous cas, une bonne organisation du temps est essentielle pour  mener à bien mes projets personnels. Je dois travailler en plus, une fois le travail de commande de la journée terminé En ce moment je travaille avec un ami écrivain et journaliste pour un livre illustré, sur les grandes figures de la littérature internationale. J’espère pouvoir finir  toutes les illustrations à la fin de 2012 … ou au printemps 2013.



Luis Grañena et la fin des années 00

La décennie des « naughties » se termine à peine et Luis Grañena (dont je vous parlais en septembre et qui depuis a rejoint l’équipe d’Illustrissimo) a recomposée pour le journal Libération la famille de cette décade qui s’achève. Le premier des lecteurs de ce blog qui identifiera les 16 portraits en inscrivant la liste complète sur ce site remportera un beau cadeau de l’agence pour démarrer 2010: une sélection complète des livres édités en 2009 par les éditions de votre serviteur!

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On vous aide… Parmi eux, trois ont disparus cette année, un autre depuis plus longtemps mais dans une grotte, un autre est en prison pour 150 ans après avoir provoqué un séisme en 2009, Trois se battent pour sauver la planète dont un seul en vrai, Sur les quatre « naughty  » girls une va jouer dans le prochain Woody Allen et un autre a terminé sa carrière par un coup de boule je vous laisse deviner les autres. Ce blog entame sa deuxième année, et continuera de vous informer des expositions à venir et des très nombreux changements à venir à Illustrissimo en 2010. Bonne année à tous! Michel Lagarde http://www.illustrissimo.com/book/luis_granena http://www.seis-cuatro.com/

Expo Delpire à la Maison Européenne de la Photographie

Une exposition exceptionnelle consacrée à Robert Delpire se tient en ce moment même à la maison Européeenne de la Photographie. Après avoir été présentée une première fois à Arles, cet été, c’est sous le titre « Delpire et compagnie » que le voyage extraordinaire qui nous est proposé débute. Dès 23 ans, encore étudiant en médecine, il prend en charge la revue médicale « Neuf » (financée par des labos pharmaceutiques) dont il fera un véritable un laboratoire de talents et qui marquera le début de sa vocation d’éditeur.

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Logo de l’exposition « Delpire & Cie » Sur 4 niveaux, toutes les facettes de cet incroyable découvreur de talents, âgé de de 80 ans, s’étalent à leur aise. La liste de ses collaborateurs serait trop longue, mais j’en citerai tout de même quelques uns: les illustrateurs André François, Ronald Searle, Saul Steinberg, les photographes Robert Frank et Henri Cartier-Bresson, le réalisateur William Klein et tant d’autres encore…

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Portrait de Robert Delpire par André François

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Vu de la salle d’exposition dédiée aux illustrateurs Au sous sol, nous découvrons le Robert Delpire publicitaire de la rue de l’Abbaye en charge du budget Citroën pendant 15 ans, avec la complicité d’une équipe qui va du typographe Herb Lubalin, à Sarah Moon pour Cacharel (« C’est toi loulou ? ») Oui, c’est eux!

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Logos d’Herb Lubalin pour l’Agence Delpire

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Brochures pour Citroën par l’Agence Delpire Aux étages supérieur, c’est le Delpire éditeur d’images éclectiques. Citons, parmi ses livres pour enfants les plus célèbres: « Les larmes du crocodile » d’André François et l’édition française de « Max et les maxi monstres » de Maurice Sendak en 1967.

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Collection « Multibom » de Robert Delpire

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Collection « Encyclopédie Essentielle » de Robert Delpire Son plus célèbre coup d’éclat, eut lieu en 1958, avec l’édition devenue mythique des « Américains » de Robert Frank. Vous pourrez aussi découvrir dans l’exposition, un autre aspect essentiel du travail de Robert Delpire, en tant que galeriste et responsable du Centre National de le Photographie au Palais de Tokyo (nommé par le ministre de la Culture Jack Lang). Delpire participe en pionnier à la reconnaissance de la photographie dans les musées.

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Assemblages de cartons d’invitations de la Galerie Delpire  L’expo retrace un formidable parcours, celui d’une vie de découvreur passionné, toujours en activité, et dont l’éclectisme revendiqué s’avère d’une très grande cohérence. Je vous conseille les films projetés au sous-sol et notamment le film consacré à Delpire (52 minutes), réalisé en 2009 par sa compagne Sarah Moon. http://www.delpire.fr/ http://www.mep-fr.org

Vogue sur les Champs-Elysées

Pendant tout le mois d’octobre, les plus belles couvertures du magazine Vogue – qui fête ses 90 ans – se sont affichées sur l’avenue des Champs-Elysées dans le cadre de l’exposition « Vogue Covers ».

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Couverture de Hélène Dryden

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Couverture de Georges Lepape Pendant des années l’illustration de mode a fait les beaux jours de la presse féminine et en particulier d’un fleuron de l’élégance, le magazine Vogue. L’âge d’or débute à partir de 1909 et se poursuivra jusqu’aux années 50, avant que la photographie reprenne ses droits. Pendant cette parenthèse enchantée, les illustrations du français Georges Lepape, de l’américaine Hélène Dryden, et surtout de l’espagnol Eduardo Benito Garcia (dont une rétrospective se tient en ce moment même à Vallalolid sa ville natale) ont le plus souvent illuminé les couvertures de ce titre d’exception.

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Couverture de Benito Jouant le plus souvent avec la typographie du titre, la pureté des lignes, et une élégance des couleurs, ces images n’ont rien perdu de leur impact et la foule se pressait pour admirer au format Decaux, cette belle initiative initiée par la marque Sephora.

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Autre couverture de Benito! On remarquera une des premières couvertures d’André François, à l’honneur en ce moment à l’occasion de la rétrospective « Delpire and co » à la maison européenne de la photographie, dont nous vous reparlerons très bientôt.

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Couverture signée André François Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’illustration, je signale le site  www.magalerieaparis.com qui évoque par quelques images et de petites biographies un patrimoine bien souvent négligé et méconnu des grandes institutions. Mais cela pourrait bien changer un de ces jours…

Libé change de peau

Depuis le lundi 7 septembre, Libération a fait sa mue, nouvelle maquette et retour de l’illustration remarqué à la une du quotidien préféré de l’équipe d’Illustrissimo. Luis Granena, illustrateur espagnol de talent, est l’auteur d’une série de portraits très réussis qui renouvellent le genre avec brio… Comme l’avaient fait en leur temps les grandes gueules du Pilote des années 70 (Morchoisne, Mulatier Ricord et d’autres)! Ici, le clin d’œil serait plus à chercher du coté de chez Al Hirschfeld le grand caricaturiste américain, tout en apportant une touche de modernité liée à l’outil numérique. A voir, sur youtube, une vidéo de Al Hirschfeld en plein travail: http://www.youtube.com

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Lundi 14 septembre

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Une sélection d’images sur la semaine

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La une du lundi 21 septembre http://www.seis-cuatro.com/

L’actu de Lolmède

Ce vendredi 12 juin, deux bonnes raisons de penser au travail de Laurent Lolmède et une bonne occasion de rendre hommage à son travail via ce blog. Depuis une petite quinzaine d’années, Laurent Lolmède parcourt les rues de Paris avec ses carnets de croquis. Très remarqué au début des années 90 pour ses doubles pages hilarantes sur la capitale dans le défunt « Nova mag » de Jean François Bizot, il se constitua un cercle d’amateurs initiés avec ses ENDC (extraits naturels de carnets) et ses quatre livres  » moins x années avant l’an 2000″ parus chez l’éditeur Alain Beaulet à la fin des années 90. Il continue d’arpenter le bitume et d’observer ses concitoyens. Depuis quelques années, on peut suivre son travail sur son site, parfois dans la presse malheureusement moribonde et de moins en moins gourmande d’illustration depuis quelques années, faute de moyens.

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La une du supplément immobilier de Libération…

 

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… et deux (des cinq) illustrations intérieures. Les 2 toiles présentées pour la première fois au feu des enchères à Drouot, nous montrent un autre aspect plus intime de son travail, sur les marchés de Figeac, sa région adorée.

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Lolmède, « Le bal de Figeac » – 132 x 93 cm – Huile sur toile sur chassis, signée par l’auteur

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Lolmède, « Le marché de Figeac » – 132 x 93 cm – Huile sur toile sur chassis, signée par l’auteur

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Lolmède dédicace son dernier livre chez Philippe Le Libraire, 32 rue des Vinaigriers dans le 10ème à Paris, le jeudi 18 juin 2009 à partir de 18h. http://www.ruedesvinaigriers.com http://www.lewub.com/lolmede/

John Jay Cabuay le new-yorkais

Rencontré au mois de juillet dernier à la conférence ICON 5 de New York (Post du 15/07/08) John Jay – originaire des Phillipines, illustrateur et professeur d’illustration, installé à la grosse Pomme depuis une vingtaine d’années – est venu nous faire un petit coucou à Paris. Son travail très glamour et very fashionable sera bientôt présenté dans l’équipe d’Agent 002 (nos voisins du bureau d’a côté).

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John Jay Cabuay de passage à Paris

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Sérigraphie en trois couleurs de John Jay Cabuay

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Dessin à l’encre de John Jay Cabuay

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Thu-Huyen Hoang, directrice artistique du Groupe Montaigne Publications et l’illustrateur new-yorkais John Jay En attendant, c’est le magazine Monsieur et sa directrice artistique Thu-Huyen Hoang, qui a eu la bonne idée de mettre son Barack Obama en couverture de son dernier numéro. Quelle ne fut la surprise de l’intéressé en découvrant son image vendue quelques semaines auparavant à un client américain, et de la voir publiée à la une de ce magazine français friand de couvertures illustrées. Il faut savoir que le droit d’auteur n’étant pas toujours aussi bien protégé au pays de l’oncle Sam que dans nos contrées, l’image a pu voyager sans que l’auteur en soit informé et sans copyright. Mais si John Jay connaît le succès en France, un peu grâce à Barack, nous pourrons nous aussi proclamer: « Yes We can! » http://www.johnjayart.com

Sandrine Martin dans Libé

Sandrine Martin est venue de Berlin nous déposer le Libération du jour, dans lequel elle illustre le cahier Emploi.

Sandrine Martin illustre le Libé “Emploi” du jour

Elle nous a également présenté une série de beaux dessins, en noir et blanc, au format A 5, qui feront (je l’espère) bientôt partie d’un recueil chez un éditeur avisé, qui reste à séduire!

Dessin Sandrine Martin

Dessin Sandrine Martin

En attendant de participer aux 24 heures de la BD à Angoulême dans quelques jours, Sandrine vient de publier quelques pages dans le nouveau Lapin à l’Association, dans lequel on retrouvera aussi Anne Simon, El don Guillermo et Catherine Meurisse. A découvrir sur les cimaises de la librairie Le Monte-en-l’air! A découvrir le site de Sandrine Martin: www.sandrinemartin.com

Lapin - L’Association

Exposition collective du 9 janvier au 8 février 2009, à l’occasion de la sortie du nouveau numéro de la revue Lapin à l’Association, avec Nine Antico, El Don Guillermo, Sophie Dutertre et Donatien Mary, Catherine Meurisse, Morgan Navarro, François Olislaeger, Anne Simon, et beaucoup d’autres! Le Monte-en-l’air 6, rue des Panoyaux, 75020 Paris Tèl: 01 40 33 04 54 http://lemontenlair.free.fr http://myspace.com/lemontenlair