Archives pour la catégorie Severine Assous

illustrations et dessins de l’illustrateur Severine Assous

SEVERINE ASSOUS nous parle de la sortie de son livre Génération Robots

Entretien avec Severine Assous qui nous dévoile les coulisses de la sortie de son nouveaux ouvrage paru chez Actes Sud.

couverture du livre Génération Robots de severine assous pour Actes Sud

Peux-tu nous présenter en quelques mots ton nouveau livre Génération Robots ?
Génération Robots est sorti début mars. C’est mon deuxième livre documentaire paru chez Actes Sud, après le Cahier des Dinosaures. Ses 66 pages au joli format allongé (18 x 28 cm ) nous disent tout sur l’histoire, l’actualité et l’avenir des robots dans nos sociétés. L’auteur, Natacha Scheidhauer nous rappelle aussi avec humour tous les fantasmes associés à ces machines souvent construites à notre image.
Le livre contient aussi un mode d’emploi pour fabriquer son propre « assistant personnel ».

ouverture de Génération Robots par severine assous

Comment t’est venue l’idée de sortir un livre sur les robots ?
Ce livre est né à l’initiative de Natacha et ce sont les éditions Actes Sud qui m’ont demandé de l’illustrer. Ils cherchaient à faire un livre un peu pop pour sortir le sujet de son côté geek. D’où l’utilisation de couleurs vives, très décalées, que j’ai choisies pour illustrer l’univers de la robotique. J’ai inventé trois personnages, un enfant et deux laborantins qui apparaissent au fil des pages et nous font entrer dans leur univers. Le petit garçon vit dans une maison totalement robotisée et les laborantins nous invitent dans leur laboratoire pour suivre de près leurs expériences et inventions.
Pour dessiner les robots, je me suis beaucoup servi de RobotsApp, une application iPad qui permet de visionner sous tous les angles, l’essentiel des robots existants à ce jour.

severine assous illustration

Peux-tu nous décrire les différentes étapes de la réalisation de cet ouvrage ?
Quand on m’a donné les premiers textes, j’ai commencé par faire des dessins assez libres afin de donner une personnalité à ces robots. Je les ai ensuite envoyés à Kamy Pakdel le directeur de création chez Actes Sud. Ça a été l’occasion de parler plus concrètement de l’esprit du livre et à partir de là j’ai commencé à illustrer les textes. Il y a eu quelques aller-retours avec l’auteur qui tenait à ce que le livre soit vraiment rigoureux et soit le reflet des dernières innovations.

dessin de robots

Au moment de la sortie du livre, TGV mag te demandait d’illustrer un article traitant de robots. Peux-tu nous en dire plus sur ce travail ?
Pascal Duval qui est directeur de création chez Textuel (l’agence qui produit le TGV mag) avait vu les images du livre que j’avais déjà mises en ligne sur le site d’illustrissimo. J’avais déjà travaillé pour le TGV mag, mais jamais pour un dossier, c’est généralement 2 ou 3 double-pages à illustrer. Une partie de cet article est consacré à la sorti de Nao, le premier robot-compagnon familial et qui sera vendu d’ici quelques mois au grand public pour 1500 euros. On va donc beaucoup entendre parler de robots dans les prochains mois.

TGV mag par severine assous

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Je travaille sur un grand Atlas ludique, en collaboration avec l’éditrice Jessie Magana, auteur entre autre du très beau Riposte !. Il paraîtra chez actes Sud dans environ un an.
Je travaille aussi sur un projet de mini BD jeunesse, une aventure spatio-temporelle dont j’espère vous parler prochainement !

robot jouant de la guitare

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SÉVERINE ASSOUS fait la couverture de La Tête Ailleurs de Nicolas Bedos

Séverine Assous nous parle sa collaboration avec les éditions Points (Seuil) sur la couverture de roman qu’elle a dessinée pour le roman de Nicolas Bedos.

couverture nicolas bedos la tete ailleurs

Peux-tu nous parler de cette couverture de livre que tu viens de dessiner ?
C’est une illustration pour le nouveau roman de Nicolas Bedos intitulé La Tête Ailleurs et paru aux éditions Points (Seuil).

Quelles étaient les spécificités de ce travail ?
J’avais tout d’abord très peu de temps pour réaliser cette commande, avec seulement dix jours entre le brief et l’impression. Cette urgence était due en grande partie à la difficulté qu’ils avaient à trouver la bonne idée.
Comme pour les deux précédents livres de Nicolas Bedos l’éditeur avait proposé une couverture photo, mais visiblement cette idée ne plaisait pas à l’auteur. Ils ont finalement décidé de faire réaliser une illustration afin d’ajouter une dimension métaphorique et humoristique.
La deuxième contrainte était dans le format. L’image devait fonctionner à la fois en pleine page, mais aussi sur les deux-tiers supérieurs de la couverture puisque le livre est vendu entouré d’un bandeau.

couvertures romans nicolas bedos

Comment s’est passée la collaboration avec l’éditeur ?
Pour les raisons que je viens d’évoquer, l’auteur avait une idée très arrêtée de ce qu’il désirait. Virginie Perrollaz, la directrice artistique, m’a donc fourni un brief assez directif.
Dans ce livre, Nicolas Bedos raconte une année de sa vie alors qu’il est fou amoureux et que la France est en crise. Mais lui s’en fout car il a la tête ailleurs.
Je devais faire figurer sa silhouette en costume noir, cravate dénouée, la tête remplacée par un cœur balafré. En arrière plan on devait voir un univers urbain en pleine révolution. Tout cela avec un trait élégant et dans des couleurs franches et vives.
Cela dit l’éditeur et l’auteur étaient prêts à essayer des choses, comme par exemple la typo dessinée à la main que j’ai proposée.

Qu’as-tu appris sur Nicolas Bedos en travaillant sur ce livre ?
Pas grand chose car je n’ai malheureusement pas encore eu le temps de lire son livre… Plus sérieusement, j’étais étonnée qu’il choisisse une illustration alors que les couvertures de ses deux précédents romans sont très classiques, avec chaque fois un portrait photo noir et blanc qui le met en valeur.
Il se prend peut-être moins au sérieux ? Même si lors du brief on a insisté pour que je lui fasse une silhouette élégante…

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Je travaille sur une série de dessins pour le magazine Elle autour du quartier des Invalides. J’enchaine avec livre sur les robots, à paraître chez Actes Sud début 2015.

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Les dinosaures de SÉVERINE ASSOUS

Nous avons posé quelques questions à Séverine Assous qui nous parle de la sortie de son Cahier Des Dinosaures chez Actes Sud.

livre cahier des Dinosaures

Pourrais-tu nous présenter en quelques mots ce Cahier des dinosaures ?
Il s’agît d’un grand cahier de 48 pages à l’intérieur duquel chaque double page aborde un thème particulier : l’environnement, la reproduction, la survie, l’alimentation, etc.
Les pages de gauche sont informatives tandis que celles de droite sont réservées à des jeux sur un papier épais qui permet de dessiner, colorier, relier, imaginer.
Un livre ludique, quoi.

actes sud

Carina Louart

Comment s’est déroulé la collaboration avec l’auteure Carina Louart ?
Quand j’ai commencé à travailler sur le projet, Carina avait déjà effectué un gros travail journalistique. Quasiment tous les textes étaient prêts et je n’avais plus qu’à imaginer leur meilleure interprétation.
Le seul problème était que j’étais alors complètement novice sur le sujet, et que les images de dinosaures qu’on trouve sur internet sont souvent délirantes. En outre je ne trouvais rien sur certaines espèces.
Carina m’a donc fourni pas mal de documents ou me corrigeait quand mon interprétation n’était pas juste, car si l’expression du livre est assez libre, le propos est rigoureux.

Dinosaures severine assous

artwork dinausaure

Tu ne connaissais donc pas vraiment l’univers des dinosaures avant de te lancer dans ce projet ?
En effet, mon savoir se limitait à un vague souvenir de Jurassik Park. Je n’étais même pas au courant de la collision avec cet astéroïde qui a plongé la surface de la terre dans l’obscurité pendant plusieurs mois. Mais l’éditeur avait dû pressentir en moi des affinités avec ces créatures.

dessin severine assous

Retour à la lumière. Que peut-on attendre de Séverine dans les mois à venir ?
Ça faisait plusieurs années que je n’avais pas illustré de livre jeunesse. Je n’étais pas très à l’aise pour m’adresser au jeune public. La maternité aidant, je crois que je suis désormais mûre, et j’ai maintenant envie de faire plus de livres pour les enfants. J’aimerais également finir un projet de livre que j’ai commencé il y a 2 ans et qui traite justement de la maternité.

illustration Dinosaures

Plus d’images de Séverine Assous

Mac Donald’s publie SEVERINE ASSOUS dans Air Le Mag

Découvrez les illustrations de Séverine Assous dans le nouveau numéro d’Air Le Mag.

'Air Le Mag Séverine Assou
Double page intérieure de l’article d’Air Le Mag illustré par Séverine Assous.

Air Le Mag :

Air Le Mag est le magazine officiel de Mac Donald’s.
Cette publication au graphisme très actuel et à la mise en page « aérienne » est distribué dans toutes les franchises du fameux fast food.
Dans le nouveau numéro, Séverine Assous a créé deux nouvelles images afin d’illustrer un article sur le travail non rémunéré.
Air Le Mag se penche en effet sur les nouvelles opportunités de travail offertes sur Internet pour augmenter sa visibilité professionnelle et acquérir de l’expérience sur un mode participatif.

magazine de Mc Donald's
Illustration de Séverine pour le magazine de Mc Donald’s.

Visibilité et expérience :

Pour mettre en image ce sujet très actuel, Séverine a dessiné deux nouvelles images sur lesquelles on peut découvrir de jeunes gens en train de faire leur auto-promotion. Comme à son habitude, l’illustratrice nous régale avec ses images au goût sûr, à la ligne épurée et aux couleurs vives.
Plus d’images de Séverine Assous.

Séverine Assous fast-food
Découvrez les nouveaux dessins de Séverine Assous pour le magazine publié par le célèbre fast-food.

Séverine Assous

Séverine Assous a suivi des études aux Arts Décoratifs de Paris et a travaillé comme graphiste et maquettiste. Depuis 1998, elle réalise également des illustrations pour la presse, la publicité et l’édition (Autrement, Biba, l’Express, Libération, Bayard Presse, Les 4 Temps…). Elle a présenté plusieurs expositions de sérigraphies et de gravures à La Villette et à la Cité Internationale des Arts. La partie la plus visible de son travail se retrouve disséminée chez de nombreux éditeurs jeunesse (L’Edune, Michalon,Le Rouergue). A la veille de la sortie de son premier film d’animation, nous avons fait un tour d’horizon de ses multiples activités liées à l’image sous toutes ses formes.

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Séverine Assous

Illustrissimo: Bonjour Séverine, tu as démarré ta carrière professionnelle, il y a une petite dizaine d’années. Comment arrives-tu à naviguer entre ton métier de directrice artistique et celui d’illustratrice?

Séverine Assous: Les éditions du Rouergue m’ont proposé de faire mon premier livre au moment où je m’engageais dans mon premier vrai boulot comme directrice artistique. J’ai choisi de ne pas choisir, vu la difficulté de vivre de l’illustration, mais je payais ce «non choix» au prix de précieux week-end sacrifiés devant mon ordi. Les deux activités se sont révélées assez complémentaires. J’ai commencé à intégrer l’illustration dans mon travail à l’agence, allant parfois jusqu’à traiter certains budgets uniquement en illustration, et inversement, le fait de manipuler beaucoup de photos pour de la DA m’a amenée à en intégrer de plus en plus dans mes illustrations. Le fait de penser mes images en terme d’impact a probablement dû modifier ma sensibilité. Il m’arrive d’être un peu en lutte contre les codes aseptisés de la com’ et de n’avoir plus envie de dessiner que des toiles d’araignées et des tétards morts, en guise de cure.

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 Cocon © Séverine Assous

Illustrissimo: Ton travail s’est épanoui dans l’édition, dans la presse. Peux-tu nous parler des 2/3 livres (ou des images) qui comptent le plus pour toi dans ton parcours ?

Séverine Assous:  Les images qui comptent le plus pour moi sont celles que je fais en dehors des commandes, en me laissant guider par mes rêveries et mes obsessions, sans être contrainte par des délais ni des messages à faire passer. La dernière série remonte à il y un peu plus d’an. Je commençais à réfléchir à un livre, sur un cauchemar que je faisais étant enfant, et en cherchant à développer cet univers, je collectais des images, des photos, des couleurs liées à ça. Petit à petit j’ai lâché l’idée du livre pour  faire ces images. Un autre événement important a été de faire mon site internet, en faisant des petites boucles d’animation, ça a été une révélation, de voir l’immense potentiel de l’image animée.

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Hot Dog © Séverine Assous

Illustrissimo:  Tu viens de présenter un film dans la collection le Laboratoire d’images, quels sont les enseignements et les satisfactions que cette expérience t’a apporté ?

Séverine Assous: Presque tout était satisfaisant dans cette expérience. Et difficile aussi. Ce genre de commande où l’on donne carte blanche à un illustrateur pour réaliser et diffuser son propre film est extrêmement valorisant, et rare. La satisfaction venait beaucoup du fait de faire quelque chose que je ne savais absolument pas faire. Un scénario, penser à un rythme, des plans, de la musique. Le fait de façonner mentalement toute cette atmosphère me permettait peu à peu de faire exister l’histoire avec des images de plus en plus précises. Elles étaient nécessaires pour pouvoir emmener tout le monde dedans. Puis lorsqu’on a commencé à réaliser, chacun a apporté sa pierre à l’édifice, c’était fascinant et invivable aussi, je n’arrivais pas à me détacher de ce que j’avais dessiné et imaginé, ni l’habitude que tout soit aussi net et défini. Mais bon, ça y est, je crois que j’ai fini par accepter que le film m’échappe et prenne son autonomie.

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32 arbres © Séverine Assous

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Oiseau © Séverine Assous