Gwénola Carrère: L’interview

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Gwénola Carrère a commencé sa carrière d’illustratrice jeunesse en 2005 avec la parution en Italie du livre « Una Baccheta magica » qui lui a porté chance. Alors installée à Bruxelles et exposée avec l’avant-garde des jeunes illustrateurs belges, elle est remarquée par les éditions Thierry Magnier – par votre serviteur. Depuis, un cercle d’amateurs d’affiches toujours plus nombreux lui voue un culte discret et certain. Après avoir exposé au salon de l’Articho en 2010, c’est au salon « Pick me Up » de Londres qu’elle présente en ce moment ses originaux. L’occasion d’une interview et de recueillir ses impressions à chaud.

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« Muze », © Gwénola Carrère Illustrissimo: Tu participes au salon « Pick me Up » à Londres, peux-tu nous parler de cette partie de ton activité qui concerne les expositions de tes originaux?

Gwénola Carrère: L’exposition de mes originaux est d’autant plus importante à mes yeux qu’à l’heure où la plus grande visibilité pour les créatifs passe par le net, on ne se rend plus vraiment compte de ce qui fait le « vrai » travail. A savoir dans mon cas, la taille des images est souvent assez imposante (autour de l’A2) et les couleurs, tout comme les matières et la facture, sont plus difficilement perceptibles à l’échelle et à la résolution de l’écran d’ordinateur. Par ailleurs, un expositiond’originaux est souvent l’occasion de vendre mes images, et, si je ne suis pas d’un tempérament franchement intéressé, en revanche ça me fait toujours rêver d’imaginer la destination de mon travail, puisqu’il voyage beaucoup plus et plus loin que moi-même!

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« Radioactivities », © Gwénola Carrère Illustrissimo:Tu vis à Bruxelles, y a t-il des débouchés pour les illustrateurs travaillant en Belgique et dans quel domaine?

Gwénola Carrère: Je dois bien avouer que je travaille beaucoup plus avec la France et l’Angleterre qu’avec la Belgique! Le marché belge est en effet naturellement petit, vu non seulement la taille du pays mais aussi vu la division linguistique. Les néerlandophones ont leurs propres illustrateurs, et n’étant moi-même (carrément) pas belge d’origine, au début de ma carrière j’ai ressenti quelque fois que ça ne m’aidait pas… Du coup, je n’ai jamais vraiment insisté et me suis davantage tournée vers d’autres pays. (En fait, si je remonte dans le temps et à la source de mes premiers contacts importants, je dois beaucoup à l’Italie, étonnamment! C’est là que les choses ont vraiment commencé, avec mon premier album jeunesse, paru chez Topipittori en 2005). Mais Bruxelles n’est évidemment pas une ville morte si l’on regarde ce qui se passe en bande dessinée, on peut même dire que c’est une ville hyper-active de ce côté-là. Tout au long de l’année, je ne compte pas le nombre d’événements, d’expositions, d’éditions, et même une émission de radio, qui sont dédiés à ce domaine passionnant.

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« Panik Party », © Gwénola Carrère Illustrissimo: Ton travail s’est développé dans le milieu de l’illustration jeunesse, quels sont les artistes qui t’ont donné envie de faire ce métier, et comment envisages-tu l’avenir dans les mois qui viennent ?

Gwénola Carrère: J’ai eu une vraie révélation lorsque j’ai découvert l’art russe dédié à la jeunesse des années 1920-30. A travers plusieurs ouvrages, dont un livre japonais publiant une hallucinante collection privée, et bien sûr à travers le très beau travail des éditions Mémo sur « Quand la poésie jonglait avec l’image » de Lebdev et Marchak, entre autres… Dans les mois à venir, je vais me concentrer sur le scénario et le story-board d’un film d’animation qui devrait être réalisé à l’automne prochain dans le cadre du fabuleux « Laboratoire d’images », projet porté par Christian Janicot, Canal + et l’école Supinfocom. Mais tout est encore à faire à l’heure où je vous parle, donc je préfère ne pas m’avancer davantage. Je peux juste dire que la musique aura une très grande importance… Sinon, l’un de mes rêves serait de m’approcher du monde du textile, j’aimerais créer des motifs, des dessins pour des vêtements et des accessoires. J’y pense, j’y pense…

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« Yokomax », © Gwénola Carrère Pour voir plus d’images, consulter le book de Gwénola Carrère sur le site d’Illustrissimo!

 

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2 réflexions au sujet de « Gwénola Carrère: L’interview »

  1. Découvrons par la revue XXI quelques uns de tes dessins . La visite de ton site est également une agréable découverte . Bravo ! Sommes très fiers de toi .
    NB : nous sommes tante et oncle vivant en Bigorre .

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