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JEAN JULLIEN nous présente son exposition Us

Entretien avec Jean Jullien qui revient sur son exposition Us présentée à Londres.

poster de l'exposition Us

Peux-tu nous présenter en quelques mots ta nouvelle exposition Us ?
Cette nouvelle exposition est intitulée Us et a ouvert le 4 Décembre 2014 à la galerie Kemistry dans la ville de Londres. Cette exposition personnelle est particulière en ce qu’elle est la dernière expo présentée dans cet espace.

illustration de jean jullien

exposition Us

Qu’ont-pu voir les chanceux qui ont l’opportunité de se rendre en Angleterre pour l’inauguration de ton expo ?
Ils ont pu découvrir une série de commentaires visuels sur des instants et des choses que j’ai pu observer et immortaliser récemment. Cette exposition est une continuité de mon travail commencé avec ma précédente expo Allo? Cette fois la série présentée ne se concentre pas sur la technologie, mais rassemble en quelque sorte des personnes et des idées vivants ensemble.

jean jullien a la galerie Kemistry

dessin de jean jullien

D’où le titre Us qui signifie Nous en Anglais ?
Tout a fait. Us est un mot simple qui exprime avec concision l’idée de rassemblement, et fait également référence à mon séjour aux US (United States).

exposition Us a la galerie kamistry

oeuvre pour la galerie Kemistry à Londres

Et sur quoi as-tu travaillé récemment en dehors de la préparation de cette exposition ?
J’ai travaillé sur une illustration pour le New Yorker, sur un livre avec les éditions Phaidon, une série pour Opening Ceremony, Fricote magazine, un projet avec Jameson’s, un mur pour le Wythe Hotel, des éléments graphiques pour Nike, un objet avec Case Studyo, la campagne de Noël de Mr Porter, un livre pour Herman Miller, un mur pour OMD, des publicités pour Byron Burger, et un livre avec un acteur dont je ne peux pas divulguer le nom pour le moment.

artwork de jean jullien

Plus d’images de Jean Julien .

Les portraits de MARTIN JARRIE

Martin Jarrie revient pour nous sur son exposition La Vie Des Gens, et nous parle plus largement de son goût pour les portraits.

Portrait de philippe par Martin Jarrie

Quelles sont les particularités de tes portraits ?
Ce sont des portraits réalistes, finalement assez classiques. J’ai toujours aimé les portraits dans la peinture, de Piero Della Francesca à Lucian Freud en passant par Ingres. Pour ma part j’aime faire des portraits cadrés très serrés. Je veux que le visage occupe presque tout l’espace, que sa présence agrippe le regard.

Portrait pour La Vie Des Gens

Comment travailles-tu lorsque tu réalises un portrait ?
En ce qui concerne ceux qui figurent dans « La Vie des Gens », ce sont des personnes que j’ai rencontrées. J’ai passé un moment avec elles, parler, pris des photos de face, de profil à la lumière du jour.
J’ai ensuite peint dans mon atelier à partir de toutes ces photos. Je gardais en tête le souvenir de la rencontre, et c’était important dans la réalisation. Peindre ces visages, c’était comme prolonger la conversation en tête à tête…
Depuis j’ai fait d’autres portraits (pour L’Obs par exemple) en partant de photos qu’on m’avait envoyées.

enfant en peinture

Y a t-il une différence entre le fait de dessiner un objet et le fait de dessiner un personnage ?
Il y a quelque chose de très troublant et excitant dans le fait de peindre le visage d’une personne, dans la tentative de saisir le vif, de le rendre présent. J’éprouve quelque chose d’assez comparable quand je peins des fruits, des légumes (ou des fleurs) que j’ai sous les yeux.
Par ailleurs, qu’il s’agisse d’un portrait ou d’un objet, mon désir est que le sujet happe le regard.
Dans le cas de « La Vie des Gens », j’ai souhaité une sorte de dialogue intriguant, étrange entre un portrait et un objet choisi par la personne représentée.

Peinture de martin jarrie

Peux-tu nous justement en dire un peu plus sur ta récente exposition La Vie Des Gens ?
Les portraits dans « La Vie des Gens » on d’abord été exposés à Saint-Gratien pendant trois mois. J’avais décidé de les réaliser à l’occasion d’une résidence proposée par la ville.
Plus récemment, ils ont été exposés à Mouans-Sartoux à l’occasion du salon du livre. L’accrochage était différent. Les peintures marouflées sur un bois très épais ressemblent à des boîtes posées sur des socles. Les visiteurs pouvaient ainsi circuler entre les peintures devenues totems.

couverture du magazine XXI

Comment se fait le choix des gens que tu dessines ?
A Saint-Gratien, où je ne connaissais personne, j’ai demandé à quelqu’un qui travaille au service culturel de la ville de choisir des gens de différents âges, de différents milieux et origines. Il m’est arrivé depuis de faire des portraits sur commande. Tous les visages sont intéressants !

couverture du livre La Vie Des Gens avec des textes de François Morel

Sur quoi travailles-tu actuellement ?
Entre les travaux pour la presse (L’Obs, le NY Times Book Review, les Echos, XXI…), l’édition et autres, je prépare une exposition qui aura lieu dans quelques mois à la galerie Artitude à Bruxelles.
À noter que La Vie des Gens est disponible en format livre aux éditions Les Fourmis Rouges avec des textes de François Morel.
Plus d’images de Martin Jarrie .

CHARLIE POPPINS fait le strict maximum

Charlie Poppins revient pour Illustrissimo sur la parution de son livre Le Strict Maximum chez Dargaud.

chalie poppins le strict maximum couverture

Peux-tu nous présenter en quelques mots ton nouveau livre chez Dargaud ?
​Avant d’être nouveau, c’est surtout mon premier. Pour vous présenter rapidement mon livre je dirais simplement que c’est un livre de dessins d’humour légendés. C’est à dire que chaque page représente une histoire ou une situation complètement différente de la page suivante. On est donc dans un univers plus proche de Gary Larson, Chas Addams, Voutch ou Sempé que d’une bande dessinée classique comme Tintin ou Asterix.

planche charlie poppins

Comment s’est monté ce projet ?
J’avais passé quatre années à faire ces dessins à coté de mon boulot de réalisateur de film d’animation. Je les avais mis sur un blog et les retours que j’en avais était très positif. Il m’est apparu comme une évidence d’essayer de les proposer à un éditeur. Par chance, j’ai croisé le chemin de Pauline Mermet (éditrice chez Dargaud) via Marion Montaigne et les choses se sont faites très naturellement. Elle a proposé ces dessins en interne et tout le monde l’a suivi. Ce qui était le plus fou, c’est que ce livre est totalement hors collection. On a donc fait une réunion où tout le monde s’est tourné vers moi en me demandant ce qui me ferait plaisir. Le format, le papier, la couverture, etc. J’ai d’abord cru que j’étais filmé et que tout ceci était un coup monté mais non, Pauline (Mermet) m’a vraiment laissé une liberté totale.

charlie poppins le strict maximum

Que peut-on espérer voir dans ce livre ?
​Chacun se fera juge mais j’ai essayé de ​​​remettre au gout du jour un style que j’affectionne beaucoup, à savoir le dessin d’humour. En une seule et unique case, essayer de proposer une idée ou une situation qui doit déclencher un sourire.
Comme je l’avais lu dans le livre « La passion du dessin d’humour »​ (Martine Gossieaux)​, Philippe Caubet rapproche ​cette forme de dessin à ​un ​aphorisme.​ Je trouve ça assez juste. On retrouve aussi ça dans le stand up avec les punch line. Le but du jeu est d’exprimer une idée de façon drôle et sans détour.
Mes dessins peuvent donc être très classiques comme du Bosc ou du Chaval mais j’essaie aussi de jouer avec des codes très actuels de la pop culture (les jeux video, les daft punk,…)

chalie poppins le strict maximum vernissage

Comment s’est passée la collaboration avec Dargaud ?
​Très bien ! Comme j’ai dit plus haut, j’ai eu la liberté que j’aurais pu avoir chez un indépendant mais avec les moyen​s d’un gros éditeur. Tout s’est très bien passé dans une excellente ambiance.

vernissage galerie michel lagarde

Peux-tu nous parler de ​ton expo à la galerie Michel Lagarde ?
​Elle a commencé mi-Octobre et se termine le 22 Novembre 2014 par un finissage (l’inverse d’un vernissage) de 14h à 16h. Vous pouvez découvrir les photos du vernissage sur le site de Michel Lagarde. L’exposition propose de voir une vingtaine d’originaux et de reproduction, d’acheter le livre sur place et de voir tout un ensemble d’objets et de goodies que j’ai fait faire pour l’occasion. Il y a un « atelier tampon » grace auquel vous pouvez repartir avec un original que vous faites vous même. Il y a des totes bags, des poupées en lin, des affiches détournées, des mugs, des porte-clé vintage,… Il y a même un distributeur de bonbon PEZ qu’un ami a fait pour l’occasion. Bref, il y a tout l’univers « Charlie Poppins » mais sous forme d’objets.

Planche originale Charlie Poppins
Planche originale de Charlie Poppins.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
En tant qu’illustrateur, je finis ma serie « Que sont-ils devenus? » pour le Professeur Cyclope en fin d’année. J’aimerais l’étoffer pour proposer un livre aux éditeurs pour le début d’année prochaine.
En tant que réalisateur, je viens de finir le générique du prochain Asterix (« Le domaine des Dieux ») qui sort le 26 novembre au cinéma.

Plus d’images de Charlie Poppins .

DELPHINE LEBOURGEOIS fait sa rentrée

Delphine Lebourgeois nous parle de sa rentrée 2014 qui s’annonce très chargée.

The Girl has a Gun
The Girl has a Gun / Soldiers.

Peux-tu nous parler des nombreuses expo auxquelles tu participes durant cet Automne 2014 ?
Je participe à plusieurs foires cet Automne, The Other Art Fair et Multiplied chez Christies (qui auront toutes les 2 lieu lors de la Frieze week à Londres, évènement majeur du calendrier artistique ici), ainsi que la AAF Singapour en Novembre.
The Other Art Fair sera l’opportunité pour moi de lancer une nouvelle série de dessins originaux sur laquelle je travaille depuis bientôt un an. La série s’appelle The Girl Has A Gun. Ce sont des dessins réalisés à l’encre et à l’aquarelle qui mettent en scène des foules tour à tour protectrices ou menaçantes, et qui illustrent une certaine vision de la condition feminine.

Devotees
The Girl has a Gun / The Devotees.

Est-ce que tes projets artistiques ont une influence sur ton travail de commande ?
Lorsque le brief le permet, je peux adapter une idée pour qu’elle raisonne avec mes projets perso. C’est très satisfaisant mais cela n’arrive pas si souvent. Par contre une commande peut aussi être un terrain d’expérimentation. Je me mets vraiment au service du sujet et cela implique parfois de choisir de nouvelles approches pour mieux correspondre à un thème particulier. J’aime beaucoup le travail de commande qui paradoxalement m’offre une grande liberté d’expression.
Mes projets personnels sont d’un ordre plus strict. J’essaie d’être intransigeante et de ne pas céder aux pressions stylistiques ou commerciales.
Créer une image sans considérer sa vente future n’est pas si facile lorsque l’on vit de cette création !
Mon cours aux Beaux-Arts de Lyon était dirigé par Bernard Frize, un peintre conceptuel et assez intello. Il n’était alors pas question de se laisser séduire gratuitement par le « beau » ou le « stylisé ». L’esthétique devait se justifier par le concept et le contenu de l’oeuvre.
Cette vision assez austère m’a beaucoup influencé. L’Idée reste maitresse dans mon travail et j’ai du mal à dessiner les choses seulement parce qu’elles sont agréables à regarder. Cela dit je rajoute souvent des éléments « déco » à mes images, un peu comme on s’achète une belle robe ou qu’on mange un gâteau en cachette. Le régime « concept only » est une discipline trop lourde à porter pour moi et j’essaie de réconcilier le conceptuel et le décoratif.
Les images doivent aussi être une source de plaisir. À mes yeux ce plaisir passe aussi bien par l’appréciation d’une idée lumineuse que par le simple attrait du beau…

The Inner Child
The Girl has a Gun / The Inner Child.

Quelles soient graphiques ou non, quelles sont tes influences ?
C’est toujours une question difficile car elle ramène à un langage visuel dont je n’ai pas vraiment conscience.
En ce moment beaucoup de choses m’inspirent et nourrissent mes images : l’actualité, l’art brut, les contes de fée et la mythologie, les collages de John Stezaker, les auteurs contemporains Américains, Pina Bausch, James Thierrée, Jean-Paul Gaultier, Woodkid, Kid Cudy, Bob Sinclar…

Photo de Classe 2014 delphine lebourgeois
The Girl has a Gun / Photo de Classe 2014.

En dehors de tes nombreuses expo sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Je viens de terminer une série d’illustrations pour le magazine Femme Majuscule (en kiosque depuis le 5 septembre) et j’enchaine à présent sur une couverture pour un roman d’ « heroic fantasy » qui sera publiée par Orion en Grande Bretagne début 2015.

delphine lebourgeois
Femme Majuscule / Page d’ouverture «Touchées en plein Coeur».

Plus d’images de Delphine Lebourgeois .

ALEX TROCHUT présente l’exposition Think Twice à Brooklyn

Le 8 Août 2014, Alex Trochut présente son exposition solo Think Twice chez Kinfolk à Brooklyn, New York.

Kinfolk 94 Brooklyn
Flyer de l’exposition présentée à partir du 8 Août chez Kinfolk 94 à Brooklyn, New York.

Think Twice :

Suite à la publication de son livre More Is More, Alex Trochut a commencé à explorer les limites du travail en deux dimensions sur papier. Il a inventé un procédé permettant de montrer deux images totalement différentes sur un même support. Les images apparaissent alternativement en fonction de l’éclairage. Une image apparaît sous la lumière, tandis qu’une autre apparaît dans l’obscurité.

Alex Trochut
Sous la lumière, les oeuvres d’Alex Trochut présente une images…
image obscurité
… et les oeuvres révèlent une image différente dans l’obscurité.

Kinfolk 94 :

Un procédé intéressant et innovant donc, présenté en Mai dernier chez Colette à Paris.
Le 8 Août 2014, Alex Trochut présentera son exposition pour la première fois aux États-Unis. Think Twice, A Binary Print Exhibition ouvrira ses portes chez Kinfolk 94 à partir de 19h, au 94 Wythe Ave à Brooklyn, New York. L’entrée est gratuite, et ceux d’entre vous qui auront la chance d’être sur place pourront apprécier les oeuvres d’Alex Trochut accompagnées d’un set des Djs Ricky Gámez (STP) et Darelectric.
Découvrez dès à présent les images de l’exposition Parisienne qu’Alex Trochut à montré chez Colette, en attendant les photos de l’édition New Yorkaise.
Plus d’images de Alex Trochut .

exposition Alex Trochut
L’exposition est l’occasion pour Alex Trochut d’explorer les limites du papier en 2 dimensions.
expo Think Twice
Les images de l’expo Think Twice révèlent leur dualité en fonction de l’éclairage.

Marion Fayolle à la Fondation Bullukian

Aussi affairée qu’une abeille, Marion Fayolle multiplie les projets. Jusqu’au 19 juillet 2014, la Fondation Bullukian à Lyon accueille, en partenariat avec le festival Lyon BD, l’exposition « La Tendresse des pierres ».

Marion Fayolle dédicace La tendresse des pierres à la librairie Le Monte-en-l’air

Les originaux du livre publié aux Editions Magnani sont mis en relief par la scénographie de Romain Diroux et Manon Leblanc (Studio Monsieur). Les compositions de Marion Fayolle, rassemblées dans des panneaux ancrés dans des pierres issues des images, illustrent un dialogue entre le végétal et le minéral : de petites personnes évoluent entre les arbres et les pierres, qui deviennent forêt et rochers.

Le style faussement naïf de l’artiste traduit avec douceur la maladie vécue par son père, ainsi que le fragile rééquilibre des forces au sein du noyau familial. Elle illustre les relations interpersonnelles, au cœur de son œuvre, par des associations et des métaphores délicates et pleines d’humour.

Dans son nouveau livre aux Editions Magnani, Marion Fayolle nous raconte les rapports entre hommes et femmes par des dessins érotiques surréalistes très drôles. Dans Les coquins, les sexes se métamorphosent en trompe d’éléphant, en équidés ou en escargots pour saluer leurs homologues féminins représentés par des laitues. Les femmes y ont peur du loup, ou se reposent entre deux branches-sexes.

Le succès de Marion Fayolle dépasse les frontières géographiques (elle était récemment aux Etats-Unis pour promouvoir la traduction de l’ouvrage In Pieces, version anglaise parue chez Nobrow de L’homme en pièces) et le domaine de l’illustration : elle a déployé pour la célèbre marque de mode Cotélac un travail sur le motif pour créer une ligne de vêtements en édition limitée.

 Elle dessine pour la presse internationale :  ses dessins sont régulièrement publiés par le New York Times. Enfin, Marion continue de piloter la revue Nyctalope (Editions Magnani) aux côtés de Matthias Malingrëy et de Simon Roussin.

Pour suivre l’actualité de Marion Fayolle, rendez-vous sur son blog.

Plus d’information sur la Fondation Bullukian.

Copyright des photos de l’exposition : Caroline Capelle Tourn

Lyon Capitale :

Afin de célébrer l’installation récente de Marion dans la ville, Lyon Capitale a publié un article retraçant le parcours de la jeune illustratrice. L’occasion d’en apprendre davantage sur la genèse de La Tendresse Des Pierres, ouvrage qui a demandé pas moins de deux ans de travail à Marion. Découvrez quelques images de l’exposition de Marion Fayolle à la Fondation Bullukian, ainsi qu’une photo de l’article paru dans Lyon Capitale. Les photographies ont été prises par Caroline Capelle Tourn et l’article écrit par la journaliste Alexandrine Dhainaut.
Plus d’images de Marion Fayolle.

Lyon Capitale
Article retraçant le parcours de Marion Fayolle dans le numéro de Juillet 2014 de Lyon Capitale.