Yann Kebbi de retour au Monte-en-l’Air

À l’occasion, de la sortie de son dernier livre Immo+ chez 3 fois par jour, Yann Kebbi est de retour au Monte-en-l’Air pour une séance de dédicace. Ça se passera le 4 Avril à partir de 18h30 à l’adresse habituelle (71 rue de Ménilmontant/2, rue de la Mare 75020 Paris). Histoire de faire durer le plaisir, une petite expo des originaux aura lieu jusqu’au 17 Avril 2013.

Avant cela, et pour vous mettre en appétit, Yann répond à nos questions…

1/ De ce qu’on a pu voir, Immo + à l’air d’un livre assez particulier, peux-tu nous parler de sa genèse, et nous décrire physiquement l’objet? 

Immo + est la version améliorée d’un livre qui faisait partie de mon diplôme à l’ENSAD. L’idée était de faire un « livre immeuble », avec des vues en coupe d’appartements, la couverture étant le contenant : la façade et l’arrière de l’immeuble, la première page la cage d’escalier etc… Je voulais que ce soit un livre objet, sans texte, et j’ai eu l’idée de faire un format parallélogramme, de couper le livre en diagonal. C’était à la fois pour éviter un côté trop « frontal », et aussi donner un aspect ludique au livre.

La première version n’était pas très longue, et je n’avais pas assez poussé l’idée de variation graphiques entre les « cases » ni tissé de vrais liens narratifs, de progression dans le livre.

Mes amis illustrateurs Clément Vuillier et Idir Davaine, qui ont une petite maison d’édition appelée 3 fois par jour m’ont proposé de l’éditer.

Donc on a repensé l’objet dans son format, sa fabrication, sa progression. Ça m’a motivé pour tout recommencer en plus grand, en essayant de varier plus visuellement et aussi de tisser des histoires. On peut le regarder rapidement comme un livre d’images mais si on s’attarde on découvre des détails, des histoires qui se suivent et s’entrecoupent.

C’est un livre atypique qui est plus de l’ordre de la micro édition, tiré à 500 exemplaires en offset avec une couverture sérigraphiée, pour 20€. Le principe est d’avoir une quasi carte blanche, de produire des livres où on est libre de nos choix et sans contraintes.

2/ Après Américanin, le thème de la ville reste central dans ton travail, comment l’expliquerais-tu ?

Je pense que l’aspect hétéroclite d’une ville est une source inépuisable autant dans la variation des écriture graphiques qu’elle inspire, que dans le fait de dessiner des histoires. Mais promis le prochain c’est avec un tracteur et une vache, et j’arrête avec les chiens saucisses !

 

3/ Enfin, tu jongles entre noir/blanc et couleurs ; différentes techniques, conçois-tu cette liberté comme une nécessité ou un jeu? 

Les deux !

4/ Que peut-on te souhaiter pour la suite? quels autres beaux projets nous attendent?

Dans l’immédiat vous pouvez me souhaiter de passer la frontière Américaine ! Avec Idir nous partons bientôt aux Etats-Unis pour trois mois, on va de San Francisco à New York.

Tout le monde croit qu’on part en vacances mais c’est pour un projet de dessin, on fait tous les deux beaucoup de croquis et on va dessiner d’ouest en est, en passant par les villes, le désert, le bayou, etc. Le but est d’expérimenter, de dessiner intensément pendant trois mois, de varier les formats, les techniques. Nos croquis sont entre observations et interprétation et je pense que trois mois à ne faire que ça, ça va donner des résultats intéressants.

Beaucoup de choses vont aussi se déterminer sur place. Le but est de faire une expo et un livre en revenant.

J’ai aussi un projet de livre jeunesse avec Sarbacane pour 2014 mais très différent d’Américanin car ce sera une technique numérique !

À noter aussi que 4 planches d’Américanin ont été sélectionnées pour la prochaine édition d’Américan Illustration.

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